Ultraphallus – The Clever

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Style: sludgeAnnee de sortie: 2008Label: Conspiracy Records

Coupons court à toutes turpitudes libidinales. Ultraphallus était le surnom de Joe Jackson, père de Michael Jackson entre autre, instituant le viol incestueux comme valeur éducative. Les liégeois d’Ultraphallus lui rendent donc simplement hommage. Le ton est donné. Les chibres du premier rangs sont en berne ? N’en faites rien, leur musique le vaut bien.

On retrouve Ultraphallus avec The Clever, second album faisant suite à la demo U.1. et à leur premier album Lungville – chroniqué ici même. Les comparaisons allaient bon train à l’époque de la sortie du Lungville, Melvins courant loin en tête. Aujourd’hui si Ultraphallus officie toujours dans le registre d’une noise rock aux accents sludge, la comparaison semble des plus désuètes. Leur musique apparaît comme la parfaite chronique de leur pénétration aux cœurs d’ambiances glauques et maladives. Une chute sans fin, qui insuffle cette force maligne et finalement le charisme nécessaire au groupe pour faire émerger de ce fatras une inspiration musicale nouvelle. L’arrivée d’un second guitariste au cœur du groupe y est peut-être pour quelque chose ?

Quoiqu’il en soit le son a évolué vers plus de densité – les samples et autres effets électroniques viennent danser la sarabande au cœur des rythmiques plombées et des guitares massives. La personnalité de la musique, et donc a fortiori du groupe, s’affirme au travers d’une qualité de composition indéniable et d’une mise en forme toujours plus percutante. La voix rampante et sauvage de Phil Maggi évolue entre hurlements totalement possédés et chant rauque défoncé au verre pillé. On pourrait parler d’intonations à la Eugene Robinson (chanteur d’Oxbow). Pourquoi pas. Pour la singularité du style et quelques intonations stridentes. Mais elle est belle et bien unique et singulière. Ce qui renforce l’aura du groupe.

Les morceaux défilent. Womanizer, Fingercrumbs, etc… Aucun temps mort à l’horizon n’est à déplorer. C’est toujours lourd et violent, tour à tour lent ou exalté. Clever Worm serait peut-être le point d’orgue de l’album avec sa montée en puissance inexorable, à l’image d’une transe au cœur des ténèbres où un saxo assassin finit par venir nous donner le coup de grâce.

Quoiqu’il en soit, ne vous fiez pas aux pelotes de laine de la couverture de cet album. Elles serviront certainement à tresser la corde qui mettra fin à l’histoire. Mais prenez le risque de jouer avec. Le jeu en vaut la chandelle.

  1. womanizer
  2. fingercrumbs
  3. boulder dash
  4. where it grows
  5. where it fails
  6. clever horse
  7. clever worm
  8. thrombosis
  9. luciferus magnetism

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3 Commentaires

  1. pearly says:

    Il me faut cet album !!
    le précédent était génial.

  2. kollapse says:

    pareil !

  3. dayspring says:

    je l’ai pas encore reçu ça commence à me stresser.

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