Twitching Tongues – In Love There Is No Law

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Style: Hardcore Doom MetalAnnee de sortie: 2013Label: Closed Casket Activities

Un petit revival ça vous tente? Difficile en effet de ne pas se sentir remonter le temps et projeté dans les années 90 à l’écoute de ce nouvel (le troisième) album des jeunes californiens de Twitching Tongues. Et pour ceux qui se poseraient la question : oui c’est cool. Très cool même.

Très rapidement en effet, s’il n’y avait pas cette production actuelle, on peinerait à croire que l’album n’a pas été enregistré dans les années 90 par un groupe de la côte est tant un nom vient à l’esprit : Life of Agony. Impossible en effet de ne pas penser au mythique groupe de hardcore de Brooklyn à l’écoute de la musique de Twitching Tongues (on pense aussi au groupe de NY malheureusement bien moins connu Section 8 et son chanteur déglingos). Au menu donc un hardcore efficace qui n’hésite pas à taper dans le lourd et dans le metal en prenant même des accents doom (le démarrage de « Good Luck… » ou « Preacher Man » qu’on croirait sortis d’un album de Candlemass, ou plus loin la lourdeur de « Deliver Us to Evil ») y compris en allant jouer sur l’imagerie et les thématiques du genre. On a donc plutôt affaire à des titres mid-tempo bien que des accélérations bienvenues soient fréquemment de la partie (meilleure preuve avec l’excellent « World War V » ou « Feed Your Disease ») avec quelques chœurs de tough guy en guise de cerise sur tartelette. « Departure » joue même la carte du « tout mélancolie » sur un peu plus de 3 minutes avec guitare acoustique et doublage par un chant féminin pour un résultat pas forcément très éloigné d’un Ancient VVisdom.

A noter un chanteur au timbre particulier, dont certains accents sont parfois proches de Keith Caputo, même si son registre part souvent dans des tons plus heavy qui ne sont pas sans rappeler un Phil Anselmo ou un old Peter Steele. Là encore les influences sont très loin des chanteurs nouvelle génération et la première écoute peut même laisser dubitatif.

Pour autant, sans jamais chercher à singer les groupes dont on sent quand même bien qu’il s’inspire (on ajoutera Carnivore et Type O’ Negative pour le côté dépressif et les thématiques « love & death » parfois abordées comme sur l’excellent morceau titre), le groupe montre au contraire une vraie personnalité et surtout des compos en béton qui devraient réussir à faire l’unanimité auprès des vieux nostalgiques de River Runs Red, comme des nouveaux kids de la scène hardcore.

L’album est court (38 minutes environ), sans déchet, et s’écoute d’une traite. Une bien bonne surprise en ce qui me concerne, et un groupe à part sur la scène metal/hardcore en 2013.

Tracklist:
01. Eyes Adjust (4:05)
02. In Love There Is No Law (4:44)
03. World War V (4:44)
04. Good Luck (4:22)
05. Preacher Man (4:41)
06. Deliver Us to Evil (2:58)
07. Departure (3:09)
08. Feed Your Disease (3:22)
09. Frigid (5:55)

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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