Rotten Sound – Suffer To Abuse

Pas de commentaires      274
Style: grindcore vs. sludgeAnnee de sortie: 2018Label: Season Of Mist

Deux ans après Abuse To Suffer, Rotten Sound switche les mots pour en livrer aujourd’hui son petit frère (faux jumeau) Suffer To Abuse. Et avec les vétérans finlandais (toujours là depuis 1993), on sait normalement à quoi s’attendre: un grind in your face mais non dénué de points d’accroche en dignes héritiers de Nasum qu’ils sont. Mais au fil des albums, le groupe a démontré qu’il ne se contentait plus de seulement bourriner à tout-va, modulant désormais parfois sa vitesse pour nous offrir des mid-tempos tout aussi destructeur, cet EP ne va pas déroger à la règle.

« Privileged » démarre sous cette forme plus groovy mais non moins violente, ce titre d’ouverture augmente ensuite sa vitesse et marque le retour des blasts. La violence reste le credo des finlandais même lorsque le compteur demeure un peu plus bas qu’à l’accoutumée, illustration faite avec l’enchaînement « The Misfit » (ultra catchy avec ses saccades thrashisantes) et « Stressed Mess », titre quasi sludge dominés par une lourde basse et une violence plus insidieuse.

La suite s’avère plus « traditionnelle », renouant avec les blasts typiques de Rotten Sound sur fond de riffs sauvages expédiés sur des durées grind conventionnelles (une à deux minutes), en gros c’est toujours le même massacre ! « Nutrition » nous remet ensuite une dernière couche sludgy avant que « Slaves Of Lust » ne vienne donner le coup de grâce en 50 secondes « Nasumiennes ». Vous l’aurez compris, le groupe reste fidèle à son grind « modèle déposé » tout en affirmant ses variations rythmiques « à vitesse réduite », restant ultra véhément quoi qu’il arrive. Avec Rotten Sound on sait normalement pourquoi on vient mais les quelques surprises de ce court EP sont aussi fortement appréciables.

  1. Privileged
  2. The Misfit
  3. Stressed Mess
  4. Harvester Of Boredom
  5. One Hit Wonder
  6. Nutrition
  7. Slaves Of Lust

Bandcamp

beunz

Du meme groupe

Groupes cités dans la chronique

Vous pourriez aussi apprécier

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *