ambient/electro

Red Harvest – Hybreed (reissue 2017)

Voilà une sortie qui fait plaisir. Pour son contenu évidemment, mais aussi parce qu’elle vient d’un label français, Cold Dark Matter Records pour ne pas le citer, et d’un homme qui le dirige sans jamais que son honnêteté et sa passion puissent à aucun moment être remises en cause. On sent que les sorties de ce label, si rares soient-elles, sont travaillées avec une foi et une passion inébranlables. Vous allez me dire que Cold Dark Matter n’est pas le seul label de ce genre, et vous aurez raison. Mais qu’importe, ça fait du bien de se le redire, [...]

Sunndrug – Exit Wounds

Comprenant en ses rangs d’anciens Norma Jean/Spitfire, on était en droit de s’attendre à une déflagration de riffs chaotiques, de cris et de nerfs à vif chez Sunndrug. La surprise est donc de taille lorsque l’on lance ce Exit Wounds. Mélangeant rock alternatif, electro et autres atmosphères issues de bien d’autres styles, ce premier album ne sonne vraiment pas comme on l’aurait attendu !

Violent Magic Orchestra – Catastrophic Anonymous

Violent Magic Orchestra (simplifié en VMO), c’est un projet né de la rencontre entre Vampillia, excellent groupe japonais mêlant black metal et ambiances plus éthérées (parfois post-rock), Pete Swanson (ex-Yellow Swans, groupe de noise à tendance electro qui venait du côté de Portland) et du surdoué frenchie Paul Régimbeau, connu pour ses activités électroniques dans Mondkopf ou Extreme Precautions. Un melting-pot d’influences complété par des invités haut-de-gamme puisque Attila Csihar (Mayhem) et Chip King (The Body) viennent apposer leurs voix sur ce Catastrophic Anonymous, premier album forcément très original… et pas vraiment destiné à toutes les oreilles !

Scalper – Cuts

Autrefois connu sous le pseudo MC Nad (ou Nad tout court) dans le groupe de hip hop/world britannique Fun-Da-Mental, Scalper a décidé de poursuivre l’aventure en solo sous ce patronyme, réalisant trois EPs. Il décide en 2007 de s’expatrier en Nouvelle-Zélande où il devient musicalement plus actif, réalisant trois albums: Flesh & Bones (2010), Butchers Bakers (2012) et The Emperor’s Clothes (2015), passés inaperçu chez nous. Cuts est donc une sélection de titres tirés de ces trois albums, nous introduisant à l’univers hip hop sombre du gaillard.

Tycho – Epoch

Intéressante trajectoire que suit Tycho depuis ces dernières années. Le groupe (enfin, cela reste quand même le projet perso de Scott Hansen à l’origine) a sorti deux derniers albums fédérateurs, Dive (2011) et Awake (2014), et a vu nombre de leurs morceaux repris dans des publicités voire des reportages télé. Une exposition qui aurait pu les amener à être grisés par le succès, en profiter pour composer un nouvel album avec les producteurs les plus réputés, inviter des chanteurs en vue histoire de s’assurer des passages radio… Rien de tout ça, Tycho reste ce même projet et Epoch poursuit [...]

Hundreds – Wilderness

Après le superbe Aftermath, il n’y avait pas grand-chose à redouter pour la suite du duo frère/sœur de Hundreds, on pouvait donc sereinement attendre un nouvel album, qui, c’était certain, aller encore nous en mettre plein la gueule. Malheureusement Tame the Noise, EP insignifiant sorti entre Aftermath et ce nouvel album Wilderness, était venu tempérer franchement mon bel enthousiasme.

Various Artists – Furi OST

Furi est un jeu vidéo sorti il y a quelques mois, qui met l’accent sur l’enchaînement de combats de boss avec pour routine la nécessité de trouver le point faible de chacun pour le terrasser. Un jeu sympathique avec des graphismes colorés, style manga, et dont la particularité (et bingo c’est ce qui nous intéresse particulièrement ici) est de bénéficier d’une bande originale monstrueuse, un peu à l’image du cultissime Hotline Miami, qui a énormément contribué à l’explosion d’un style électronique rétro qu’on qualifie usuellement de synthwave.

Sink – Ark of Contempt and Anger

La bizzarerie de l’année sortie sur Svart Records (uniquement en vinyle, ne cherchez pas le cd), entre dark-folk, ambient et gothique, avec un chanteur à la voix superbe (on pense à Johann Edlund, et au Tiamat de A Deeper Kind of Slumber notamment sur « Dream Map »). Froid, mais non moins superbe même quand Sink se lance dans un instrumental tout électronique avec le superbe -donc- « Consolation ». Finalement Sink évoque un peu le Ulver des sorties récentes, avec un côté experimental et libéré qui croise le fer avec des mélodies envoûtantes.

The Album Leaf – Between Waves

Relapse a toujours été un label en marge, siège d’un maximum de groupes à fort statut depuis sa forte expansion dans les années 90/2000 au point de devenir une référence. L’éminent label a ces derniers temps fait pourtant preuve d’une étonnante ouverture d’esprit en signant des formations à mille lieues de leurs habitudes situées autour du metal et du hardcore, ainsi ont plus ou moins récemment rejoint leur roster des groupes comme les shoegazeux Nothing, les rétrofuturistes S.U.R.V.I.V.E. (la B.O de la série Stranger Things) ou les post-rockeux The Album Leaf qui nous intéressent aujourd’hui.

Hollywood Burns – First Contact (EP)

Après l’excellent album de Perturbator chroniqué dans nos pages, voici un nouveau venu sur la scène synthwave qui tente (à juste titre) de se faire un nom cette année. Son nom de scène, Hollywood Burns, derrière lequel ne se cache pas Emeric Levardon, et vous l’avez certainement deviné… Il s’agit encore une fois d’un français qui vient prouver son savoir-faire sur cette scène décidément largement dominée par nos compatriotes. Et à l’écoute de ce First Contact, il y a tout lieu de penser que ça va continuer…