ambient/electro

Riah – Autumnalia

Sorti dans un premier temps fin 2018, Autumnalia revient à nouveau en format vinyle cette fois, l’occasion de (re)découvrir ce premier album de Riah. Le quintet italien (de Bologne) développe dans ces cinq titres un mélange personnel de post-rock, d’ambient et de parties plus musclées, le tout dépeignant donc des paysages sonores tantôt paisibles, tantôt plus tempétueux, englobés dans une atmosphère mélancolique.

VR SEX – Human Traffic Jam

Comme annoncé lors de ma chronique de Horseplay, voici déjà le retour de VR SEX qui, rappelons-le, est un side-project d’Andrew Clinco de Drab Majesty (s’appelant ici Noel Skum). Dans la lignée de l’EP, ce Human Traffic Jam traite des mêmes types de sujets: l’abrutissement des masses avec les réseaux sociaux et toutes ces pseudo-célébrités qui sont glorifiées aujourd’hui, ainsi que la nécessité de « réduire le nombre de « procréateurs afin de stabiliser et préserver notre planète ». Tout un programme provocateur toujours mis en musique avec ce mix de synthpunk, de death rock et de post-punk.

Tepr – Technosensible

Attention on va aujourd’hui parler techno, et pas techno-death, mais bien techno au sens musique électronique. De la techno sur Eklektik, ça va pas non ? Ça va très bien au contraire merci. Tepr n’est peut-être pas un nom qui vous parle. Pour ma part dès que j’ai vu passer la sortie de son nouvel album Technosensible, je me suis jeté dessus, ayant déjà eu l’occasion d’apprécier le travail de ce français (Tanguy Destable de son vrai nom) à plusieurs occasions : avec Yelle il y a déjà plusieurs années (ne fuyez pas!) mais aussi et surtout avec son [...]

Mammoth Weed Wizard Bastard – Yn Ol I Annwn

Quatrième sortie pour les anglais de Mammoth Weed Wizard Bastard, valeur montante du stoner doom à forte tendances psychédéliques. Yn Ol I Annwn marque en réalité le troisième chapitre entamé en 2015 avec Noeth Ac Anoeth, et cet ultime volume se révèle comme un sacré voyage sensoriel, entre galaxies lointaines, substances plus ou moins toxiques, passages atmosphériques voire tristounets.

Rosetta – Sower Of Wind

Après une grosse tournée suite à Utopioid (2017), Rosetta a semble-t-il ressenti le besoin de souffler un peu, surtout son vocaliste Mike Armine qui se taira totalement le temps de ce Sower Of Wind. Faux ! Car cet EP quatre-titres contient en réalité des chutes non-utilisées de cet album. Il nous ramène donc du côté ambient qu’affectionne le groupe de Philadelphie depuis leurs débuts, plus précisément celui du second CD de The Gallilean Satellites (vous savez, celui qui peut s’écouter en simultané avec le CD1, qui lui est post-metal).

Bliss Signal – S/T

James Kelly est quelqu’un d’imprévisible. Alors qu’on le pensait calmé suite à la fin d’Altar Of Plagues et son virage electro Wife (vu en live en première partie d’Oathbreaker l’an dernier), le voici embarqué dans un tout nouveau projet. Pour l’occasion, il sera accompagné par un certain Mumdance, producteur britannique habituellement investi dans des sonorités entre harsh noise et abstract hip hop. Une rencontre qui fait donc des étincelles, matérialisée dans Bliss Signal déjà auteur d’un EP en juin dernier et qui sort quelques mois plus tard un premier full-length sous l’égide hautement qualitative de Profound Lore.

Portrayal Of Guilt – Let Pain Be Your Guide

Sortant de nombreux formats courts depuis l’an dernier (EP, démos et un split avec les excellents Street Sects), Portrayal Of Guilt passe enfin à l’étape supérieure avec ce Let Pain Be Your Guide, premier album d’une mixture de screamo et d’autres éléments sombres, le tout balancé avec une brutalité inouïe.

Polyphia – New Levels New Devils

Un an après l’étonnant EP The Most Hated, Polyphia fait son retour sur grand format. New Levels New Devils poursuit dans le même sillage, le groupe délivrant un metal progressif instrumental, technique et ébouriffant tout en étant intégré dans une production très moderne. Une optique s’affranchissant des frontières entre rock, metal, jazz, electro et hip hop, pour un rendu totalement unique.

The Algorithm – Compiler Optimization Techniques

Faisant marcher metal et electro main dans la main depuis déjà quelques paires d’années, The Algorithm fait son retour avec un quatrième album (autoproduit ici), deux ans après le très bon Brute Force et seulement un an après son premier effort sous le nom Boucle Infinie. Rémi Gallego a pour ce dernier davantage creusé vers le rétro grâce à des synthés typés 80’s. Un côté synthwave qui déborde aujourd’hui un peu dans ce Compiler Optimization Techniques.