ambient/electro

El Ten Eleven – Banker’s Hill

Fondé à Los Angeles en 2002, El Ten Eleven est un duo composé de Kristian Dunn (guitare, basse) et de Tim Fogarty (batterie) délivrant une musique aux confluents du post-rock, du math rock mais aussi de l’electro et de l’expérimental. Entièrement instrumentale, la musique du duo vaut pour son dispositif: l’utilisation par Dunn de guitares/basses double-manche afin de pouvoir s’occuper des deux instruments en même temps en live, tandis que son acolyte maîtrise autant la batterie électronique que la « classique ». Banker’s Hill est la dixième sortie du groupe s’étant forgé son propre style…

Lack The Low – One Eye Closed

Art As Catharsis n’a pas son pareil pour nous dénicher des perles lointaines. Habituellement cantonné au monde du rock/metal à incartades expérimentales voire jazz, on n’attendait pas le label à étendre ses activités du côté de Lack The Low. Ce projet de la multi-instrumentiste Kat Hunter s’oriente en effet vers une pop pas si évidente, mélangeant orchestrations originales et expérimentations singulières.

LLNN – Deads

Chez les danois de LLNN on fait dans le bien lourd, et on aime jouer sur les atmosphères. A l’image de cet artwork dévasté, LLNN retranscrit parfaitement sur Deads, son deuxième album paru chez Pelagic, la désolation, dans une ambiance de science-fiction (dans une sorte d’univers à la Total Recall ) parfaitement dessinée notamment grâce à l’usage récurrent de synthés qui sonnent comme des gros cuivres menaçants.

VLMV – Stranded, Not Lost

Autrefois nommé Alma, le groupe britannique connait un second souffle en stylisant son patronyme en VLMV (mais je présume qu’on gardera la prononciation initiale). Fondé notamment par un membre de Codes In The Clouds (Ciaran Moharan), le duo londonien (complété par le songwriter Pete Lambrou) livre un nouvel album où le post-rock se veut axé sur les atmosphères, tantôt ambient, tantôt plus shoegaze, toujours avec cette touche classique moderne avec son piano, souvent sensiblement proche d’un Radiohead voire d’un Sigur Ros quand le chant tout en fragilité s’ajoute au paysage.

Moeist – Convincing Yourself

Savez-vous qu’il existe une scène hardcore plutôt active aux Philippines ? Personnellement je l’ignorais avant de tomber par hasard sur la page Bandcamp d’Acid Distribution, jeune label local mettant dernièrement à l’affiche Moeist. Après quelques recherches infructueuses quant à l’identité exacte de ce groupe (qui pourrait aussi très bien être un projet solo), on va plutôt s’intéresser au contenu musical de ce premier EP Convincing Yourself.

Black Earth – Diagrams Of A Hidden Order

Au train où va le label, j’ai quelques albums de retard dans les sorties de Sentient Ruin Laboratories, récupérant à tour de bras ses obscures trouvailles et leur offrant une seconde vie en les ressortant avec un peu plus d’exposition. Notre candidat du jour vient d’Espagne, a sorti ce premier EP une première fois en 2016 et se nomme Black Earth. Identité des musiciens inconnue, cover d’album sobre et stylisée, on commencerait presque à avoir l’habitude de ce genre de mise en bouche avec ce label.

Necro Deathmort – Overland

Prolifique duo anglais, Necro Deathmort a célébré ses dix ans d’existence en signant chez Profound Lore pour Overland, leur second album sorti en 2017 (après l’EP Volume 3). Et si The Capsule, leur précédent album poursuivait leur exploration sonique crépusculaire, Overland tend a diversifier ses attaques et son jeu sur les textures comme s’il accompagnait un film de science-fiction parfois contemplatif, parfois plus mouvementé…

Jean Jean – Froidepierre

Après presque cinq ans de silence, les trois gaillards de Jean Jean font enfin leur retour, l’occasion pour eux de confirmer après la révélation qu’était Symmetry, superbe album mélangeant post et math rock dans un écrin de synthés enivrants. Froidepierre, du nom du lieu où l’album a été enregistré au milieu des Alpes, semble emprunter une direction onirique similaire, quoique beaucoup plus habitée par les sonorités electro.

Carpenter Brut – Leather Teeth

La surprise qui fait plaisir en ce début d’année, c’est la sortie de ce nouvel album de Carpenter Brut dont le succès ne se dément pas, et qui commence à faire son trou parmi le grand public. Depuis le temps qu’on en parle sur Eklektik et qu’on s’évertue à louer les qualités du Monsieur, on ne peut que se féliciter de cette percée largement méritée.