ambient/electro

Polyphia – New Levels New Devils

Un an après l’étonnant EP The Most Hated, Polyphia fait son retour sur grand format. New Levels New Devils poursuit dans le même sillage, le groupe délivrant un metal progressif instrumental, technique et ébouriffant tout en étant intégré dans une production très moderne. Une optique s’affranchissant des frontières entre rock, metal, jazz, electro et hip hop, pour un rendu totalement unique.

The Algorithm – Compiler Optimization Techniques

Faisant marcher metal et electro main dans la main depuis déjà quelques paires d’années, The Algorithm fait son retour avec un quatrième album (autoproduit ici), deux ans après le très bon Brute Force et seulement un an après son premier effort sous le nom Boucle Infinie. Rémi Gallego a pour ce dernier davantage creusé vers le rétro grâce à des synthés typés 80’s. Un côté synthwave qui déborde aujourd’hui un peu dans ce Compiler Optimization Techniques.

As a New Revolt – TxRx

Ceux qui ont été durablement marqués par Rage Against The Machine et notamment leur chanteur au timbre et au flow si particuliers vous le diront, il n’y a qu’un seul Zach de de la Rocha sur terre. D’autres chanteurs de fusion rap-metal ont certes pu s’illustrer avec efficacité et succès, comme le chanteur de Downset par exemple, mais aucun n’a réussi à égaler ou à reprendre le flambeau abandonné par l’engagé dreadlocké. Certes, vous allez me dire à raison que RATM ce n’était pas que Zach de la Rocha mais tout de même, impossible d’imaginer RATM avec un autre [...]

Shaidar Logoth – Chapter II: The Ritualist

Shaidar Logoth est un projet mené par un duo de Minneapolis: Steven Henningsgard (ex Iron Thrones, ex Nehemiah), multi-instrumentiste de son état, et Adam Clemens (Skeletonwitch, Wolvhammer, Noose Rot) à la voix. Sorti une première fois en 2015, Chapter II: The Ritualist connait une réédition sur Sentient Ruin Laboratories, l’occasion de se (re)pencher sur cet album de black metal à l’ambiance hantée.
« Drink Thine Wretched Wine » nous accueille en effet dans une sorte de messe noire en slow-motion, l’atmosphère oppressante s’installant autour d’un mur de son opaque. La voix de Clemens transperce parfois ce voile pour du spoken word [...]

El Ten Eleven – Banker’s Hill

Fondé à Los Angeles en 2002, El Ten Eleven est un duo composé de Kristian Dunn (guitare, basse) et de Tim Fogarty (batterie) délivrant une musique aux confluents du post-rock, du math rock mais aussi de l’electro et de l’expérimental. Entièrement instrumentale, la musique du duo vaut pour son dispositif: l’utilisation par Dunn de guitares/basses double-manche afin de pouvoir s’occuper des deux instruments en même temps en live, tandis que son acolyte maîtrise autant la batterie électronique que la « classique ». Banker’s Hill est la dixième sortie du groupe s’étant forgé son propre style…

Lack The Low – One Eye Closed

Art As Catharsis n’a pas son pareil pour nous dénicher des perles lointaines. Habituellement cantonné au monde du rock/metal à incartades expérimentales voire jazz, on n’attendait pas le label à étendre ses activités du côté de Lack The Low. Ce projet de la multi-instrumentiste Kat Hunter s’oriente en effet vers une pop pas si évidente, mélangeant orchestrations originales et expérimentations singulières.

LLNN – Deads

Chez les danois de LLNN on fait dans le bien lourd, et on aime jouer sur les atmosphères. A l’image de cet artwork dévasté, LLNN retranscrit parfaitement sur Deads, son deuxième album paru chez Pelagic, la désolation, dans une ambiance de science-fiction (dans une sorte d’univers à la Total Recall ) parfaitement dessinée notamment grâce à l’usage récurrent de synthés qui sonnent comme des gros cuivres menaçants.

VLMV – Stranded, Not Lost

Autrefois nommé Alma, le groupe britannique connait un second souffle en stylisant son patronyme en VLMV (mais je présume qu’on gardera la prononciation initiale). Fondé notamment par un membre de Codes In The Clouds (Ciaran Moharan), le duo londonien (complété par le songwriter Pete Lambrou) livre un nouvel album où le post-rock se veut axé sur les atmosphères, tantôt ambient, tantôt plus shoegaze, toujours avec cette touche classique moderne avec son piano, souvent sensiblement proche d’un Radiohead voire d’un Sigur Ros quand le chant tout en fragilité s’ajoute au paysage.