Hateful Monday – Half a World Away

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Style: punk-rockAnnee de sortie: 2008Label: GPS Prod. / Kicking Records

Actif au sein de la scène punk-rock genevoise depuis près de dix ans, Hateful Monday est de retour avec son troisième album, qui risque de mettre d’accord les fans de Bad Religion, No Fun At All, Snuff, ou encore Strung Out, pour n’en citer que quelques uns.
Comme on ne change pas une équipe qui gagne, c’est une fois de plus Serge Morattel (Knut, The Evpatoria Report, Shora, Impure Wilhelminia, Prejudice, Houston Swing Engine) que l’on retrouve a la prod, et qui s’est chargé de mettre en boîte le successeur de l’excellent The last march of the ignorants, sorti en 2006.

Après une courte intro acoustique qui n’est pas sans rappeler Bayside, les choses sérieuses débutent avec Carry me home qui plante le décor et nous balance ses guitares incisives et nerveuses en pleine face. Le tout est soutenu par une section rythmique épileptique et galopante dans la plus pure tradition du punk-rock californien, qui ne dépaysera pas les fans du genre.
Reverend Séb continue de nous abreuver de son chant qui oscille entre urgence et mélodie, tout en éructant des paroles qui restent généralement engagées (racisme, sauvegarde de l’environnement, injustices sociales…), ainsi qu’une pléiade de refrains à reprendre en cœur le poing levé.
A noter qu’au milieu de ce maelstrom de décibels, de guitares saturées, et de paroles engagées, nos quatre lascars nous offrent une petite accalmie au ton plus léger en revisitant le titre Maniac de Michael Sembello (un des tubes de la bande originale de Flashdance), et en le remaniant à leur sauce, pour un résultat assez sympathique.

Taillé sur mesure pour la scène, cet album ne bouleverse pas grand-chose par rapport aux précédentes réalisations du quartet, mais prouve une fois de plus son sens inné de la mélodie, et sa capacité à proposer des titres variés, concis, et synonymes de véritable décharge d’énergie.

En un peu moins de vingt-sept minutes, le groupe propose donc un punk-rock énervé et rentre dedans, qui n’est pas sans rappeler ses confrères de Grand Bastard Deluxe ou de Toxic Guineapigs, mais dans une version un peu plus politisée et dénonciatrice.
Si les amateurs du genre peuvent se jeter dessus les yeux fermés, j’estime quand même que le contenu est un peu pauvre, car sur les neuf titres présents sur la galette, il y a tout de même une intro (Prelude to (modern) disillusion), une reprise (Maniac), ainsi qu’un titre qui figurait sur la version japonaise de leur précédent album (0,5 mg per day), donc c’est principalement à ce niveau que le bât blesse et que la note en prend pour son grade.
Bien entendu, la quantité ne doit pas primer sur la qualité, mais un peu de rab n’aurait pas été un luxe, surtout que les six nouvelles compositions sont très bien ficelées et ont le don de vous refiler la patate pour toute la journée.

  1. prelude to (modern) disillusion
  2. carry me home
  3. de facto independent republic
  4. gate 31
  5. half a world away
  6. maniac
  7. these clamors
  8. the goodbye song
  9. 0.5 mg per day
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Commentaire

  1. joshua level30 says:

    i like to play a game cold the wold of wold krach

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