Salving Thy Amiss – Amid All This Mess, A Weak Splendour!

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Style: open-minded chaotic-math-metal-coreAnnee de sortie: 2011Label: autoproduction

Déjà cinq ans qu’on attendait des nouvelles des franciliens de Salving Thy Amiss ! Leur première démo trois titres avait fait son effet à l’époque, celui d’un implacable rouleau-compresseur mais… stoppé net dans l’élan de sa course folle à cause de sa trop courte durée.

Une actu discrète et des changements de line-up, c’est comme si le groupe avait volontairement tout fait pour se faire oublier pour mieux éclore à nouveau aujourd’hui ! Car en effet les choses sont aujourd’hui telles que le groupe les avait laissées cinq ans auparavant et ce premier full-length de 26 minutes en est l’épreuve. L’énergie chaotique et furieuse est intacte, aucun doute là-dessus, Salving Thy Amiss entend bien là parachever le boulot commencé avec Horsewreck, Oh Trail’s Highlight.

Pour se faire, les ingrédients n’ont donc aucunement été modifiés. Salving Thy Amiss pioche ses influences d’un peu partout, du noise-hardcore au black metal en privilégiant tout de même les structures alambiquées du mathcore façon Converge ou Nostromo que le groupe lie à sa sauce. En résulte donc ce Amid All This Mess, A Weak Splendour!, album à accueillir comme un pavé conceptuel (chaque titre de morceau étant d’ailleurs un véritable poème à lui-seul) à écouter d’une traite. Attention à ne pas prendre peur en lisant « pavé conceptuel », ce terme illustre juste combien l’album forme un tout indissociable. Les sept morceaux de cet album sont autant de brûlots à tiroirs maîtrisés jusqu’au moindre détail et qu’on s’émerveille à ouvrir (les tiroirs) pour découvrir quelles surprises ceux-ci renferment. Car même si tout part dans tous les sens, l’ensemble de l’album est parfaitement homogène, et les cassures et successions de plans paraissent plus qu’évidentes.

Salving Thy Amiss a également tenu à aérer son propos en agrémentant parfois ses morceaux d’accalmies étonnantes mais jamais hors de propos. Cet aspect Mr Hyde redevenant Dr Jeckyll se voit même ligne conductrice le temps de l’ultime morceau « Hail To Our Shining Mongoloid Prophets! », surprenante bouffée d’air frais progressive dénotant totalement du reste de l’album. Bref, une liberté de ton qui fait plaisir à entendre de la part d’un groupe qui mérite vraiment qu’on s’attarde sur lui. Espérons par la même occasion que le prochain album verra le jour dans moins de cinq ans !

Album et démo à télécharger librement sur le bandcamp du groupe.

1. How strange these sharks are noisy while kissing each other  » the Captain said…
2. Believe me son, the whole city was in turmoil before all these misgivings became dinosaurs and steel; a seething night of seers.
3. There is a land alongshore, where children hunt buried animals with shoestrings ; damned cutaway sledgehammers.
4. Oh, fathers ! Don’t you see them shaping pretty giantess with the fear and lust that we all clamour…
5. A few days ago, we whispered our propangandha to well-educated worms ; now they are using bluebirds as bullhorns to sing anachronistic tunes.
6. From buildings to slammers, a few sneaks ape the ivory carousel with great expectations from pigs and rats.
7. « Hail to our shining mongoloïd prophets! »

Myspace
Bandcamp

beunz
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