Vildhjarta – Måsstaden
Chronique Brutal Djent Metal

Vildhjarta – Måsstaden

jonben
jonben
Auteur
27 janvier 2012
il y a 14 ans
2 commentaire s
3,763 vues
Année de sortie
2011
Note
Le premier album d'un groupe suédois, influencé par un style emblématique, se distingue par des riffs personnels et une brutalité accentuée, offrant une expérience musicale agressive et psychotique, soutenue par une production soignée qui intensifie l'impact sonore.
Vildhjarta – Måsstaden

« We have never made a huge fuss about being unique or groundbreaking. Really, we are all ripping Meshuggah. »

On sait à quoi s’en tenir quand c’est le groupe qui raconte ça, alors que sort le premier album de ces suédois. Mais cette phrase se révèle au final comme un pied de nez aux détracteurs qui n’auront fait que survoler cet album et en auront tiré une hative et évidente conclusion.

Même si la modestie leur sied, et qu’il est clair que c’est l’influence principale du groupe, la comparaison s’arrête au superficiel, Vildhjarta proposant des riffs personnels immédiatement reconnaissables. Associés depuis leurs débuts au mouvement djent, ils participent avec tous les groupes associés à reproduire le groove massif de riffs saccadés dans les infra-basses avec le son le plus sec et saturé possible.
Leur particularité dans le lot est de forcer le trait en terme de brutalité et anti-musicalité classique, leur musique n’utilisant que des gammes inharmoniques, dissonances dans les aigus et bends dans les graves,  pour un résultat particulièrement agressif sur lequel le duo de chanteurs superpose une couche de growls rapeux. Rien à voir pour autant avec du brutal death, pas de double à fond linéaire, et un panel étendu de nuances. Des ambiances malsaines assurées par des nappes de claviers et arpèges de guitare noyés de reverb et chorus, ne font qu’accentuer l’impression de malaise, et les 50 minutes de Måsstaden se révèlent une plongée psychotique dans un monde parallèle où tous les repères sont bousculés, bad trip pour masochistes sous champys hallucinogènes. La production impeccable rend le son de guitare jouissif, il suffit à lui seul à rendre cet album ensorcelant, les notes dans les graves sonnent comme autant d’atteintes à la gravité et tombent comme une chape de plomb dans les oreilles. Ce premier album des suédois était attendu de longue date, le groupe ayant pris son temps pour peaufiner sa musique, et bien leur a pris car Måsstaden se révèle une des bombes metal de 2011.

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

brutal djent metal

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Tags Styles

jonben

jonben

Krakoukass et moi avons fondé Eklektik en 2004, peu après mon installation à Paris, à la suite de la disparition du webzine dont le forum avait été notre terrain d’échanges. Avec des parcours musicaux proches, entre rock et metal, nous partagions le goût de l’ouverture et de la découverte permanente de nouveaux sons. Au fil du temps, mes goûts se sont affinés : je m’intéresse surtout aux groupes et styles des années 90 à aujourd’hui, avec une touche de 70s. J’ai longtemps profité des concerts parisiens et des festivals européens, et j’ai également joué de la guitare plusieurs années au sein d’Abzalon. Mes terrains de prédilection restent le metal/hardcore, le death technique, le sludge/postcore et le rock/metal progressif, avec des escapades régulières du côté du jazz fusion et du funk.

683 articles publiés

2 commentaires

Guillaume

il y a 14 ans

Mon album de 2011. Franchement la comparaison avec Meshuggah va bien 2 secondes, mais c’est quand même bien différent. D’ailleurs le dernier Meshuggah ne fait pas le poids à côté, mais ce n’est que mon humble avis. ;)

ModernZeuhl
il y a 14 ans

Ce n’est effectivement que ton avis : pour moi, Koloss est une véritable bombe, un petit chef-d’oeuvre, après un obZen bien branlé mais ennuyeux sur le long terme. Pour Masstaden, par contre, on est totalement d’accord :)

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