…And You Will Know Us by the Trail of Dead – X : The Godless Void and Other Stories

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Style: Rock prog ambitieuxAnnee de sortie: 2020Label: Inside Out

Jusqu’ici, the Trail of Dead et moi, ça n’avait bizarrement jamais collé. Ce n’est pas faute d’avoir essayé à plusieurs reprises de rentrer dans l’univers des américains qui avait tout pour me parler sur le papier, et avec 9 albums au compteur, autant dire qu’il y avait largement de quoi faire. Impossible pourtant pour moi d’apprécier un album en totalité, je n’étais certes pas insensible à quelques titres par-ci par-là, mais dans la globalité aucun album ne me donnait envie de rester, ou de remettre le couvert.

Mais ça c’était avant la sortie aujourd’hui même, de leur nouvel album, le dixième, comme le titre l’indique sans équivoque. Les américains proposent toujours un rock légèrement progressif quoique quand même très direct et avec des formats de morceaux plutôt « classiques » (entre 3min30 et 5min30 grosso modo). Mélangeant orchestrations classiques (avec même ces violons délicats qui clôturent le titre « Something… » par exemple) et modernité (les synthés sur le break d' »Into the Godless », l’interlude « Eyes of the Overworld » où s’entremêlent piano et beats, ou encore les beats discrets sur « Gone » et son crescendo explosif) le groupe semble avoir eu la volonté de sortir un album qui s’écoute de A à Z comme on regarderait un bon film. Il n’y a rien à jeter, entre couplets élégants, refrains superbes et infectieux, passages plus musclés (« Into the Godless » sur lequel les guitares prennent l’ascendant), les Trail of Dead signent un album impeccable du début à la fin dont il sera difficile de citer les moments forts tant ils sont nombreux. Allez on évoquera quand même l’excellentissime « Children of the Sky » qui commence comme une ritournelle sympathique avant de connaître une délicieuse montée progressive qui mène au 7ème ciel. On retrouve encore ces penchants progressifs dans les passages planants et presque spatiaux de « Who Haunts the Haunter » ou sur l’excellent « Blade of the Wind » et sa mélodie imparable qui amène à la conclusion d’un disque qui passe bien vite malgré sa durée très correcte et ses 12 titres.

Difficile de ne pas aborder le sujet des vocaux en parlant de ce groupe, et j’avoue pour ma part que la voix de Conrad Keely a parfois fait partie des éléments qui me gênaient sur les précédentes réalisations du groupe. Mais le bougre a vieilli et son timbre avec lui, se révélant moins émo casse-couilles que par le passé, même s’il peut encore s’avérer assez clivant. Selon les moments sa voix m’a cette fois rappelé tour à tour celle de Michaël Schindl du groupe suisse Impure Whilelmina (« Don’t Look Down »), ou même Steven Wilson (« All Who Wander »).

Premier coup de cœur de cette année 2020 qui démarre à peine, et un album que je recommande chaudement à tous les amateurs de rock ambitieux aux atours progressifs.

Tracklist :
01 – The Opening Crescendo
02 – All Who Wander
03 – Somethink Like This
04 – Into the Godless Void
05 – Don’t Look Down
06 – Gone
07 – Children of the Sky
08 – Who Haunts the Haunter
09 – Eyes of the Overworld
10 – Gravity
11 – Blade of Wind
12 – Through the Sunlit Door

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

krakoukass a écrit 914 articles sur Eklektik.

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Commentaire

  1. Dun23 says:

    Effectivement, la voix est clivante…

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