August Burns Red – Found In Far Away Places
Chronique Metal(en)core

August Burns Red – Found In Far Away Places

beunz
beunz
Auteur
13 août 2015
il y a 11 ans
3 commentaire s
4,245 vues
Année de sortie
2015
Note

Douze ans d’existence et déjà un septième album pour August Burns Red, c’est fou comme le temps passe vite ! Douze années de metalcore mélodique et aucun changement musical à l’horizon, le groupe originaire de Pennsylvanie continue de faire ce qu’il fait de mieux et leurs fans vont sûrement bien leur rendre. Le souci: douze […]

August Burns Red – Found In Far Away Places

Douze ans d’existence et déjà un septième album pour August Burns Red, c’est fou comme le temps passe vite ! Douze années de metalcore mélodique et aucun changement musical à l’horizon, le groupe originaire de Pennsylvanie continue de faire ce qu’il fait de mieux et leurs fans vont sûrement bien leur rendre. Le souci: douze ans après, la mode du metalcore est quelque peu chancelante, ce Found In Far Away Places permettra-t-il au style un regain d’intérêt ?

Malheureusement ce ne sera pas vraiment le cas. August Burns Red se complait dans son metalcore mélodique et donne presque l’impression de rejouer le même album à chaque fois. Et si en regardant dix ans en arrière, on pouvait trouver le genre rafraichissant au même titre que les premiers As I Lay Dying ou Killswitch Engage, il se trouve aujourd’hui fatalement daté.

Du coup, il est assez difficile de s’imprégner d’un tel album tant tout parait déjà avoir été fait dans le style et par le groupe (et en mieux): des plans se voulant épiques à la manière du mélodeath à la suédoise (les guitaristes sont toujours aussi virtuoses pour les leads mélodiques, aucun doute là-dessus), des moshparts/breakdowns par paquets de douze, idem pour les vocaux de Jake Luhrs, certes maitrisés mais toujours dans ce même registre tantôt hurlé tantôt growlé. Ces onze titres passent donc sans que l’un d’entre eux ne se détache ni n’enthousiasme malgré une volonté perceptible d’en mettre plein la vue et de conserver les racines du style intactes. Certes ça envoie, c’est beaucoup plus spontané et authentique que la majorité de la scène actuelle, mais ça tourne un peu à vide au final…

Bref, rien de neuf sous le soleil. Les amateurs de metalcore typique se retrouveront dans cet album sans surprise et en totale roue libre, August Burns Red faisant du August Burns Red mais en laissant de côté cet aspect mélodique prenant qu’on retrouvait sur leurs premiers albums (je pense notamment à Messengers (2007) qui était rempli de « tubes » beaucoup plus accrocheurs), pour ma part je passe mon tour…

  1. The Wake
  2. Martyr
  3. Identity
  4. Separating The Seas
  5. Ghosts
  6. Majoring In The Minors
  7. Everlasting Endings
  8. Broken Promises
  9. Blackwood
  10. Twenty One Grams
  11. Vanguard

Artistes / Groupes

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Genre selon le Chroniqueur

metal(en)core

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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3 commentaires

Florian

il y a 11 ans

C’est dingue, tu l’as vraiment écouté cet album ? En termes de parties metalcore il n’a certes l’air d’avoir rien inventé mais je n’en suis qu’au 4e morceau et suis bluffé par les accalmies bluesy (voie « violonisées ») qui parsèment les titres. Et dont tu ne fais aucunement mention.. Jugé un peu vite non ?

Florian

il y a 11 ans

(*voire « violonisées »)

beunz

il y a 11 ans

Oui bien sûr que je l’ai écouté plusieurs fois (alors que j’avais pas forcément de me le remettre après la première écoute). J’ai trouvé cet album décevant (éreintant) dans sa globalité, avec trop peu de points d’accroche en comparaison avec les précédents (mais c’est vrai que j’aurais pu en parler de ces violons, mais ils ne m’ont pas vraiment touché). Non franchement, je ne sais pas pourquoi j’ai du mal avec cet album en particulier, je me suis pourtant récemment réécouté les précédents avec le même plaisir qu’à leur découverte. Enfin, merci pour ton retour en tous cas ! :)

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