Rammstein – Reise Reise

Pas de commentaires      1 117
Style: indus gothique martial metalAnnee de sortie: 2004Label: Mercury

Une fois n’est pas coutume, je vous propose un titre à titre pour ce nouvel et très attendu album de Rammstein, le 4ème de la carrière de mes allemands préférés. En voiture Simone !

1- Reise, Reise : Après un premier roulement de batterie introductif succinct (comme s’il était involontaire), et quelques secondes au milieu de bruitages marins, le titre démarre, mid-tempo, très aérien. Une rythmique très mécanique survient alors, tandis que l’ambiance, absolument fantastique et sombre, est installée par une nappe de synthé discrète, et des chœurs superbes qui donnent un côté quasi symphonique à l’ensemble (un peu à l’image de « Mein Herz Brennt » sur Mutter). Les arrangements sont splendides et même si ce titre n’est pas rapide, il est réellement captivant, malgré un refrain très simple (enfin c’est du Rammstein quoi). Superbe entrée en matière, qui voit même le groupe recourir pour la 1ère fois (mais pas la dernière) sur la fin du titre à un accordéon (en tout cas un son d’accordéon, sûrement fait au synthé).

2- Mein Teil : Ca fait déjà plusieurs semaines qu’on connaît ce titre, et vous avez peut-être vu son clip complètement déjanté. Il faut dire que le sujet traité dans ce morceau est celui du cannibal allemand qui payait des volontaires pour les… manger. Ce titre est mid-tempo, mais d’une lourdeur écrasante et extrêmement malsain, avec des arrangements absolument phénoménaux pas moins, et des effets vocaux qui font froid dans le dos. La voix de Till est en effet impressionnante et a, sur les couplets, une intonation inédite et véritablement « maléfique », qui couplée à l’allemand rend l’ambiance de ce titre particulièrement pesante.

3- Dalai Lama : Le titre débute avec une guitare accordée assez bas qui m’a immédiatement fait penser à KoRn. Cette impression ne dure pas lorsque Till démarre son chant typique mais s’incruste alors une rythmique qui fait fortement penser à du Clawfinger. Il est vrai que les 2 groupes ont le même producteur, que les sons sont proches, mais le mimétisme est encore plus frappant que d’habitude. Le refrain, très joli, repose sur une petite mélodie de quelques notes de piano, toujours soutenues par la rythmique, par un chant assez nuancé de Till (par rapport à « Mein Teil », sa voix se fait plus douce) et par quelques chœurs discrets.
Amusant comme ce titre me paraissait assez inintéressant de prime abord, et comme il a révélé tout son potentiel après quelques écoutes.

4- Keine Lust : Ca commence par une petite mélodie, toute gentille et on se dit que le titre va être calme… Mais les guitares rageuses arrivent, et les rythmiques saccadées s’imposent tandis que Till nous explique qu’il n’a « aucune envie » (« keine lust »), répétant ses mots d’une inédite façon syncopée. Malheureusement le refrain est assez banal et peu accrocheur, et même si des passages plus aériens arrivent alors, sur lesquels Till, tout en sensibilité, nous dit qu’il a froid, le titre reste au final seulement « correct » pour du Rammstein.

5- Los : Voilà un titre foncièrement original, puisque les grosses guitares sont ici mises au placard, au profit de guitares acoustiques ou en tout cas électro-acoustiques. Malgré une rythmique assez « dansante », le titre ne démarre jamais vraiment, et personnellement les passages à la cow-boy allemand à coups de « faux » harmonica, et de parties de gratte limite country, ont raison de ma patience. Vraiment le moins bon titre de l’album à mon avis. Comme quoi l’originalité ne fait pas tout…

6- Amerika : « We’re all living in America, America, It’s wunderbar ! ». C’est sur ces mots, repris de façon très régulière pendant le morceau que démarre ce qui sera un véritable hymne du groupe à n’en pas douter. Un morceau presque « pop », malgré une rythmique plombée, et une satire féroce des Etats-Unis (Till précise bien que « This is not a love song »). Vous avez peut-être déjà vu le clip hilarant, dans lequel les membres du groupe dansent sur la lune, et où les peuples de tous les pays reprennent ce refrain absolument contagieux. Les chœurs sont de la partie et sont pour le coup très en avant, et on a même droit à un solo de clavier délirant à la Flake. Un morceau absolument fantastique pas moins, simple, direct et… Rammsteinien !

7- Moskau : Excellent, ce morceau ne l’est pas moins, avec une rythmique rapide et extrêmement dansante. La particularité du titre est de voir intervenir régulièrement une voix féminine russe (on comprend maintenant pourquoi Rammstein avaient un instant envisagé de collaborer avec les TATU), qui chante en russe et donne la réplique à Till sur le refrain, simple et génial de ce morceau. S’ajoutent à cela des passages en (pseudo) accordéon, qui donnent un côté insolite à ce morceau qui est une petite tuerie.

8- Morgenstern : Démarrant par des chœurs aériens et presque opéresques, ce titre décolle avec le chant gutural de Till, et une petite rythmique s’installe, mid-tempo, alors que pour le refrain les chœurs opéresques rejoignent Till pour donner une dimension émotionnelle au titre. Les arrangements (dont j’ai peu parlé jusque là, mais c’est une constante sur l’album) sont vraiment magistraux, avec des petits effets que l’on perçoit mieux au casque. Un très bon titre.

9- Stein Um Stein : Encore un titre mid-tempo, que je trouve personnellement assez pauvre, et qui rejoint pour moi « Los », parmi les moins intéressants morceaux de l’album. Très simple dans sa structure, le refrain l’est aussi un peu trop, et je trouve que ça ne prend pas.

10-Ohne Dich : On arrive à la fin de l’album, qui c’est dit, se fera en « douceur ». Voilà en effet un titre, qui n’est pas seulement lent, mais qui est une véritable ballade. Si le groupe nous a toujours habitué à proposer des titres plus mélancoliques, il pousse ici l’exercice à son paroxysme avec cette chanson qu’on devine d’amour (le titre signifiant littéralement « Sans Toi »). Malgré une rythmique gratteuse discrète, c’est un slow parfait sur lequel vous pourrez danser avec votre copine. Un excellent titre, qui bénéficie là encore d’arrangements superbes, mais il ne faut pas être allergique aux ballades pour apprécier.

11-Amour : Emplie de sons typiquement new-wave, la gentille et douce mélodie de ce titre s’installe avec une batterie discrète, et quelques accords de guitare… Moins mélancolique que « Ohne Dich », le titre, plutôt très mid tempo est néanmoins porté par une voix toute en douceur de Till (qui répète régulièrement « Amour, Amour »). Même si les grosses guitares viennent s’installer au bout de quelques minutes, le titre n’est définitivement ni puissant, ni violent, mais au contraire vous laissera vous endormir tranquillement. A noter tout de même un nouveau « solo » de clavier par Flake. Un bon titre, mais j’aurais personnellement préféré un final plus puissant, car lorsque le titre commence à se durcir, le disque est terminé…

Au final, en grand fan de Rammstein que je suis, j’attendais tellement de cet album, que j’ai forcément été un peu déçu. Les écoutes successives me font de plus en plus apprécier cet album, mais je pense que malgré d’excellents titres (« Mein Teil », « Reise, Reise », « Moskau » ou « Amerika »), cet album ne sera pas le meilleur de la discographie du groupe.

C’est un album assez déroutant car très axé mid-tempo. Il ne contient aucun titre réellement speed comme il y en avait quasiment toujours (même si à la réflexion « Sehnsucht » était aussi peu speed dans l’ensemble) sur les albums de Rammstein (pas de « Weisses Fleisch », « Asche Zu Asche », « Feuer Frei » ou « Adios ») et j’avoue que je trouve ça dommage.

En fait « Reise, Reise » s’inscrit dans la continuité des titres mid-tempo de « Mutter » et les quelques accélérations de tempo (

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

krakoukass a écrit 878 articles sur Eklektik.

Up Next

Du meme groupe

Vous pourriez aussi apprécier

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *