Amartia – Marionette

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Style: metal prog atmosphériqueAnnee de sortie: 2006Label: Thundering Records

Et merde, encore un groupe qui ne correspond pas à mes goûts ! Bon sang mais il me semblait pourtant que leur précédent album Maïeutics avait été salué à l’époque et que le nom d’Anathema planait au-dessus de leur tête. Je n’aurai pas dû me fier à ma (piètre) mémoire, ça m’aurait évité d’avoir aujourd’hui à chroniquer cet album de « metal atmosphérique moderne avec chanteuse ». La dénomination fait peur ? C’est tout à fait délibéré, ça permet à ceux qui avaient la même attente que moi de gagner du temps en passant leur chemin. Les choses mises à plat, voyons de quoi il retourne exactement.
En matière de metal à chanteuse, mes connaissances se limitent à Theatre of Tragedy, The Gathering, Lacuna Coil et Within Temptation. C’est plutôt à ces derniers que je pense lorsque j’écoute Amartia, notamment à la néerlandaise Sharon dont le timbre assez haut perché me semble se rapprocher de notre compatriote (enfin pas vraiment puisque, si elle officie au sein d’un groupe français en utilisant parfois notre langue, elle n’en est pas moins d’origine allemande – et ça s’entend). Le chant est d’ailleurs ce qui me rebute le plus, non pas que la dénommée Britta ait une mauvaise technique vocale (au contraire, cf le très suave – et presque mièvre à mon goût – Lost) mais bien plutôt à cause de ce timbre aigu qui personnellement m’irrite (Come back from heaven en tête).
Certains titres m’insupportent, il faut bien le dire : la première partie de Revolution der marionette ou le chant en français de Surprends-moi parviennent à m’exaspérer au point que je me surprends à froncer les sourcils à leur écoute. Mais, et il faut bien le dire aussi, certains passages sont vraiment bien tournés et inspirés : la 2ème partie de Revolution der marionette (un petit côté black album de Metallica), le très bon et progressif NDE ou le sympathique et tout en finesse Chosen one (qui me fait d’ailleurs un peu penser à du Devin Townsend période Terria pour ce qui concerne les envolées guitaristiques ou l’ambiance éthérée).

Bon, au final, je pense que je ne réécouterai pas cet album car la satisfaction n’est que trop parcellaire à mon goût ; cependant, je n’irai pas jusqu’à le déconseiller aux amateurs du genre car ces français savent faire montre d’un véritable talent de composition et n’hésitent pas à offrir un beau panel d’ambiances à travers une variété vocale et instrumentale qui voient se côtoyer aussi bien de gros riffs saccadés que des arrangements plus electro indus (Come back from heaven) ou acoustiques (beau travail de production à ce propos).
Tout est bien qui finit bien finalement…

  1. desert
  2. ignorance
  3. surprends-moi
  4. come back from heaven
  5. n.d.e.
  6. revolution der marionette
  7. lost
  8. chosen one

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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