Deftones – Saturday Night Wrist

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Style: rock/métal classieuxAnnee de sortie: 2006Label: Maverick

L’un des rares survivants de l’époque bénite du Néo Métal est de retour avec son 5ème album. Le rythme n’est pas effréné pour ce groupe qui compte pourtant déjà près de 12 années d’existence au compteur. Mais que voulez-vous ma bonne dame, chez Deftones on privilégie la qualité. En tout cas en théorie. Bah oui parce que question qualité, si l’adage ne s’était pas démenti jusqu’en 2003, la sortie de l’album éponyme Deftones a quand même pas mal refroidi quelques ardeurs. N’ayons pas peur des mots, je trouve même personnellement que Deftones est un album raté. Le seul dans la discographie de ce groupe énorme que j’aime et suis fidèlement depuis ses débuts. Pas qu’il soit mauvais dans l’absolu, mais au regard des monumentaux Around The Fur et White Pony, la chute était quand même sévère.
Certes « Hexagram » et « Bloody Cape » sont excellents et relevaient un peu le niveau mais pour le reste en ce qui me concerne : chiant comme la mort (« Minerva », et surtout « Anniversary Of An Uninteresting Event » et j’en oublie des plus insignifiantes encore…), encéphalogramme désespérément plat.
J’étais donc plus que sceptique, avant d’attaquer l’écoute de ce Saturday Night Wrist. D’autant que l’on sait que l’accouchement fut encore une fois bien long et bien douloureux. Et puis l’épisode Team Sleep est passé par là, trahissant des velléités planantes et électroniques de plus en plus importantes pour Chino et dans lesquelles je ne me retrouve pas forcément, en tout cas pas sur la durée d’un album entier.

Mais n’y allons pas par quatre chemins, c’est un Deftones au top de sa forme que l’on retrouve avec ce nouvel album. A tel point que je ne suis pas loin de penser que ce nouvel album est peut-être le meilleur du groupe. J’en entends déjà certains : « Carrément, ouah l’autre eh comment il s’emporte ! ». Parfaitement oui, je m’emporte, sauf que cet avis est loin d’être irréfléchi.

Car la maturité du groupe est désormais impressionnante et suinte vraiment par tous les pores de ce nouvel opus. Le groupe assume aujourd’hui parfaitement ses choix et ses envies et le résultat est à la fois varié, tantôt puissant, tantôt touchant, et toujours juste, là où le précédent album trahissait à mon avis un côté « cul entre 2 chaises » entre les passages violents un peu forcés et les passages mélo chiantissimes et plats comme la poitrine de Jane Birkin. Bref le groupe paraissait peu à l’aise avec son propre jeu, perdu entre son désir de se faire plaisir et de donner à son public ce qu’il attendait.
Aujourd’hui la rupture est consommée. Deftones ce n’est plus du néo métal, ce n’est plus de la musique de djeuns – même si leur nom les aidera forcément à vendre, sur la base de l’héritage du passé. Deftones c’est du rock, sombre, émouvant, parfois énervé (très énervé même parfois, voir « Rats !Rats !Rats ! » sur lequel Chino hurle comme jamais).

Si l’on doit tenter de rapprocher cet album du reste de la discographie du groupe, il faudra imaginer une base expérimentale et ambitieuse façon White Pony, couplée à des réminiscences des agressions mélodiques de Around The Fur.

La base est sombre je le disais, mais il est vrai que la musique du groupe a toujours été mélancolique (après avoir été plus rageuse et colérique sur Adrenaline). En fait le titre le plus porteur d’espoir et d’optimisme est le premier, « Hole In The Earth », qui s’avère être également le premier single tiré de l’album. C’est un très bon titre, au refrain léger, mais à l’instrumentation travaillée, et on sent tout de suite que vocalement, Chino va nous offrir une excellente prestation vocale. J’espère que ceux qui persistent à croire que Chino Moreno est un piètre chanteur écouteront cet album et comprendront qu’ils sont dans le faux, tant il est flagrant que ce type a un talent rare, une voix hors du commun, capable de passer de la colère sincère à l’émotion et la fragilité pures. C’est d’ailleurs ainsi que l’on passe de « Rapture », titre énervé de facture classique pour le groupe, au fabuleux « Beware ». Ce titre était disponible en écoute sur le net il y a déjà quelques semaines, mais il est clair qu’il vaut son pesant de cacahuètes. Pesant, aérien, magnifique, il transporte littéralement l’auditeur et le chant de Chino le berce tout à la fois pendant 4 minutes 30 du moins, puisque la dernière minute et demie le ton se durcit clairement et le morceau s’achève sur un riff ENORME qui assomme. On notera que les arrangements électroniques sont très présents mais loin d’occuper le premier rang comme dans Team Sleep, ils sont en retrait mais servent toujours le morceau. Ce titre est suivi de « Cherry Waves » qui reprend un peu le même schéma pour plus de 5 minutes de superbe mélancolie soutenue par une mélodie qu’on croirait de prime abord sortie du « Freak On A Leash » de KoRn. La basse qu’on entend bien sur l’ensemble de l’album est ici particulièrement en avant, le titre est d’autant plus lourd et mélancolique et là encore Chino s’en donne à cœur joie. Ces 2 titres « Beware » et « Cherry Waves » sont certainement les plus lents et calmes de l’album mais contrairement aux titres du même genre sur le précédent album qui ne parvenaient pas à retenir l’attention, ceux-ci sont absolument hypnotisants, mélodiques, superbes.
Vient ensuite « Mein », un titre classique, efficace et plutôt rapide, qui a la particularité de faire intervenir Serj Tankian de System Of A Down pour une prestation beaucoup plus sobre et retenue que dans son propre groupe, mais qui apporte une tonalité bienvenue à côté de la voix de Moreno. Pas un titre phare de l’album mais une bonne respiration astucieusement placée. « u,u,d,d,l,r,l,r,a,b,select,start » (les amateurs de jeux video ne manqueront pas de voir ici un clin d’œil aux manipulations parfois complexes qu’il faut/fallait effectuer dans certains jeux notamment pour activer des cheat modes) est un instrumental de quelques 4 minutes qui trahit d’évidentes influences post-rock. C’est un très joli titre sur lequel la batterie est particulièrement en avant et s’en donne à cœur joie. Trippant. Retour de la mélancolie avec le bouleversant « Xerces » et son « goodbye » déchirant. Encore un titre mid tempo donc, mais quelle beauté, quel pouvoir enveloppant. Certains n’apprécieront peut-être pas cette dominance des titres calmes, aériens, pour ma part je suis absolument transporté et pétrifié par le flot d’émotions qui se dégagent de la musique et surtout de la voix de Chino…
Mais le réveil est brutal… « Rats !Rats !Rats ! » débarque. Stupeur. Ce titre donne lieu à ce qui est peut-être à ce jour la prestation vocale la plus rageuse et folle de Chino Moreno. Le bougre hurle et ses cris ressemblent parfois à ce que l’on entend dans le black… Ils sont compensés par un refrain plus doux, mais il n’empêche, la première écoute reste très surprenante. La double est même de sortie pour un passage tribal qui précède la fin frénétique avec Chino qui donne tout ce qu’il a avant un hurlement final ! Excellent !
C’est maintenant le fameux (ou bientôt fameux en tout cas) « Pink Cellphone » qui prend la suite. Véritable ovni de l’album, ce titre est davantage à rapprocher de Team Sleep. Il est en tout cas excellentissime et prend parfaitement la suite pour compenser l’agression précédente de « Rats !Rats !Rats ! ». Chino fait (quasiment) de la figuration sur ce titre, sa voix en retrait, boite à rythmes plein pot, gros beats électro, et surtout une voix féminine (celle de Annie Hardy, chanteuse de Giant Drag) qui part dans un délire verbal parlant d’abord d’un « unique et vrai Pouvoir » dans un discours qui paraît de prime abord religieux (avec des « amen » de rigueur) avant d’en arriver à parler de « masturbation », « fellation » et de « sodomie » pour aboutir à expliquer pourquoi « les anglais ont les dents pourries ». A écouter attentivement, en version explicit tout du moins, car la version clean de l’album coupe le morceau avant que les passages « obscènes » n’arrivent…
Suit alors ce qu’on croît être le début d’un morceau dans la même veine avec « Combat » et là : « paye ta claque dans la gueule » comme disent nos amis djeuns… Après un gentillet riff rock, c’est un énorme riff massif qu’on se prend au coin de la tronche avec Chino qui se double lui-même pour un effet vocal qui renforce cette impression plombée. Le morceau le plus heavy de l’album à n’en pas douter et clairement un morceau qui plaira sans mal à tous les fans du groupe.
« Kimdracula » (aussi pressenti pour s’appeler « The Earth ») marque le retour de la mélancolie, et fonctionne sur le même genre de schéma que les « Xerces » ou « Hole In The Earth ». Réussite totale encore une fois avec un Chino qui cajole puis punit et des riffs qui prennent fugacement une coloration stoner.
« Riviere » apporte avec elle la fin de l’album : le titre le plus calme de l’album mais toujours empreint d’une tonalité sombre voire même inquiétante.

Vraiment un superbe album, marqué à mon sens par l’empreinte plus forte que jamais de Chino et de sa voix, vecteur d’un panel d’émotions impressionnant. Voilà qui remet les pendules à l’heure après le décevant Deftones et entérine le groupe comme l’un des plus intéressants survivants de l’ère néo métal. Chapeau messieurs et merci.

  1. hole in the earth
  2. rapture
  3. beware
  4. cherry waves
  5. mein
  6. u, u, d, d, l, r, l, r, a, b, select, start
  7. xerces
  8. rats ! rats ! rats !
  9. pink cellphone
  10. combat
  11. kimdracula
  12. riviere
krakoukass

Chroniqueur

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Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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31 Commentaires

  1. Kieron says:

    Ayant été également très déçu par « Deftones », je me délectes d’avance après cette chronique(et de nombreuses autres) de jeter une esgourde à cet album!

  2. Bob says:

    Très bonne chro pour un album qui ne l’est pas moins :) Je l’ai trouvé assez varié, par moments énervé comme jamais ils ne l’ont été (rats! rats! rats!) tandis que d’autres moments tournent plutôt à l’expérimental (Pink Cellphone)… et puis le bouleversant Xerces… Bref, un album très réussi.

  3. wakos says:

    Album tout simplement génial qui fait vite oublier le passage à froid du groupe sur l’album éponyme. On a là affaire à un Deftones au meilleur de sa forme et de son art … indispensable !

  4. fewz says:

    l’album éponyme n’est vraiment pas un album raté, tel est mon avis. Et j’aime déjà ce « saturday night wrist »… Deftones est grand. Vive Deftones.

  5. Head says:

    L’album est en écoute sur Myspace.
    Excellent, inespéré, un grand cru.
    17/20

  6. Neurotool says:

    Une couv’ superbe (même si j’aurai préféré celle censurée…), une ambiance sombre et envoutante, une voix au summum. Un pilier de la scène rock internationale comme peut l’être The Cure (dont les influences sont plus que palpables). Point Barre.

  7. Mathieu Danish says:

    Je vote pour. Un bien bel album, pourtant je n’avais pas écouté les Def’ depuis white pony et c’est un vrai retour en force…écouter donc la fin plombante (c’est bien eux?) de beware the water.
    Un album de la maturité! Il était temps :)

  8. Needle says:

    Album enorme qui m’a fait « découvrir » Deftones, groupe qui ne m’avait jamais vraiment interressé. Pour info, « u,u,d,d,l,r,l,r,a,b,select,start » est à mon avis un hommage au « Konami Code », le cheat le plus celèbre du monde dui jeu vidéo :p [/geek]

  9. zurb says:

    bon, je vais me faire lincher, mais bon c’est mon avis, faudra pas trop en tenir compte. J’ai beaucoup d’estime pour Deftones, et je n’avais pas vraiment d’apriorit sur cet album. Mais malgré la qualité indéniable de ce disque, il y a quand-même des aspects qui me rebutent un peu. Le format des titres dans un premier temps. Format plus ou moins radio (3min30 à 4min en moyenne) et cette impression qui me dit que parfois ils tournent un riff chiant pour arriver à 3min30 et que parfois ils s’arretent alors que tu te prend un orgasme parce que c’est déjà 4min30. C’est juste une impression, beaucoup d’entre vous ne serons certainement pas d’accord. Et l’autre cest ce foutu morceau « méchant » inévitable sur chaque album, comme si il devaient prouver aux fans de la première heure qu’ils pouvaient « toujours le faire ». Merde les gars lachez-vous! Pondez-nous un morceau de 20min si ça vous chante!
    Bref, à part ça ça fait toujours plaisir d’entendre du Deftones, ils auraient pu virer bien pire que ça…

  10. FireCat says:

    « Deftones ce n’est plus du néo métal[…]Deftones c’est du rock, sombre, émouvant »
    Pourquoi tu as mis néo metal comme genre, alors ? :)
    Je ne l’ai pas encore écouté, j’attends le jour de la sortie comme le die-hard fan que je suis , haha.
    Il est à priori, bien sur, dans mon top de l’année. Aucune raison d’être décu.

  11. Rémi says:

    « Je ne l’ai pas encore écouté…Il est à priori, bien sur, dans mon top de l’année. Aucune raison d’être décu.  »
    ça c’est de l’obectivité!

  12. FireCat says:

    On va plutôt dire une confiance sans faille. Je n’exclut pas la possibilité de ne pas l’aimer mais y’a très très peu de chances.

  13. krakoukass Krakoukass says:

    J’ai rajouté en précision dans la kronique que le morceau « Pink Cellphone » ne présente les élucubrations obscènes de la demoiselle, que sur la version « explicit » de l’album. Le morceau dure 1min10 de moins sur la version « clean ». Attention à ne pas se planter de version à l’achat!

  14. Maxime says:

    Je trouve rapture super forcé, pas du tout authentique, vraiment comme il est dit plus haut ‘ le morceau méchant ‘

  15. kollapse says:

    Deftones revient avec un très bel album, varié et à la tonalité assez sombre tout en étant planante. Meilleur que l’eponyme que je trouvais déjà bien bon, ils enfoncent le clou en démontrant tout le talent dont ils peuvent faire preuve pour façonner des compositions riches et aux mélodies imparables… Avec un grand Chino aussi. 17/20

  16. krakoukass Krakoukass says:

    @Maxime : je trouve en effet que « Rapture » est le morceau le plus faible de l’album…

  17. Earthy51 says:

    Agréable surprise que ce retour des Deftones, après l’éponyme qui sans être un ratage total semblait annoncé un embourbement (conforté par une prestation en juillet des plus molles). Cet album touche au sublime, s’éloignant sans doute un peu des éléments qui faisaient les Deftones (moins de disto et çà fait pas de mal). Même avis pour ‘Rapture’ vite écouté vite oublié (sauf le côté gamin teigneux dans le voix de chino)

  18. So says:

    je fais la connaissance de cet album depuis hier. certains titres (beware pour n’en citer qu’un) sont délicieux dès la première dégustation et l’on sent que leur saveur se diffusera encore longtemps sur la voûte palatine. d’autres méritent certainement qu’on y revienne un peu plus tard, tout comme on amène subtilement la transition entre le plat et le dessert d’un fond de verre de bon vin/d’eau de source :p… j’vous parle même pas du digestif (je sors)

  19. Bobby Johnson says:

    très bon album de « Deftones », nettement plus intêressant que le précédent! reste que si les gaillards viennent ici d’accoucher d’une galette très riche et aboutie, on est encore loin des décharges émotionnelles et de l’intensité que peuvent procurer un « White Pony »! Mais ne comparons pas ce qui n’est pas comparable, « Saturday Night Wrist » est un très bon cru, avec mention spéciale pour « Cherry Waves » et « Combat » ! 16/20

  20. Dun23 says:

    Pour me faire des amis: Chino Moreno est une brêle. Qu’est ce qu’ils attendent pour le virer et prendre un vrai chanteur? Sans déconner, même Burton C. Bell est un meilleur vocaliste et quand il faut envoyer, c’est pas un asthmatique, lui! Alors, oui, on peut juger seulement de la musique (je le fait bien avec Jane’s Addiction, allergique que je suis de Perry Farrell) mais là, franchement, trop, c’est trop! Et quand je lis que Serj Tankian est sur ce disque, je suis sur d’une chose, c’est le titre où il apparait qui est forcement le meilleur de l’album. Ca m’a fait ça sur White Pony avec Passenger. Putain, mais qu’ils le virent.

  21. krakoukass Krakoukass says:

    @Dun23 : -_-‘. Ton commentaire sur l’apparition de Tankian tend à prouver que tu n’as pas écouté l’album. Tu es donc (si cela se confirme) toi-même une « brêle » de porter ce genre de jugement péremptoire. Chino Moreno est un putain de chanteur qui transmet une émotion incroyable à la musique de Deftones. Virer Chino = tuer le groupe. Je conçois qu’on puisse ne pas aimer le registre vocal de ce type, mais dire qu’il n’est pas un « vrai » chanteur est simplement une aberration. J’ajoute, désolé de te décevoir, que le morceau « Mein » sur lequel apparaît Tankian, est le plus anecdotique et fade de l’album (peut-être même plus encore que « Rapture »). Un bon conseil : risque donc une écoute de l’album, tu n’as rien à perdre et visiblement beaucoup à gagner…

  22. Bobby Johnson says:

    c’est clair que la contribution du « Sir TANKIAN » sur « Mein » est totalement insignifiante!

  23. kollapse says:

    Chino Moreno une brèle ? Haha qu’est-ce qu’il faut pas lire des fois… Ce type est grand, capable de transmettre bon nombre d’émotions que peut de chanteurs sont à mon sens capables…Sensuel, doux, puissant, vicieux, criard, le large pannel vocal et particulier de Moreno sied à merveille à la musique du groupe. Le virer, c’est tuer le groupe c’est certain… Quand à « Mein », je l’aime bien ce titre et ne le trouve pas si anecdotique que cela, sans être un des sommets de l’album il est vrai.

  24. Florent says:

    Sans aller jusqu’à dire que c’est une brêle j’ai toujours trouvé Chino piètre chanteur, faux la plupart du temps. Ceci dit je me base sur le premier skeud et les clips que je vois de temps à autres. Je ne dois pas être sensible à ce genre de chanteur « émotionnel », faut croire ;-)
    Maintenant ok avec Krakou, Chino est irremplaçable chez Deftones, c’est devenu une marque de fabrique. Donc en fait je n’écoute tout simlpement plus ce groupe et je n’ai aucun soucis ;-)

  25. Monster says:

    Ben moi pareil que Florent j’ai jamais reussit à m’interesser à ce groupe (dont j’avais écouté il y a très longtemps le 1er album) à cause de son chanteur. J’oserais même dire que c’est le vocaliste le plus insupportable de l’univers à mes oreilles. D’ailleurs, pour rajouter de l’huile sur le feu, il y a quelques années, avec des amis, on rigolait lors des tournées de Deftones : « Chino est à Toulouse le 13, à Paris le 15, à Strasbourg le 16 et aphone toute l’année » mouarf

  26. Dun23 says:

    Oui, je n’ai pas écouté cet album et n’en ai pas l’intention et effectivement, je me suis fait des amis. Je tiens à signaler que oui, je suis une brêle avec un micro devant la bouche mais je n’en fait pas commerce et je pose une rectification: c’est forcement l’instrumental le meilleur titre de l’album. Je tiens aussi à souligner que j’ai vu Deftones (j’avais un avis moins tranché à l’époque) en concert et que j’ai regretté mes thunes ayant préféré Linkin park alors en première partie (c’est dire)!. J’ai cru au début qu’il était malade, l’autre, là, qui se trainait par terre mais non, on m’a dit qu’il était toujours comme ça. Quant à tuer les Deftones sans Chino Moreno, même si musicalement ça n’a pas de rapport, AC/DC a bien survecu à Bon Scott…. Je sais, je suis intolérant, du moins avec Moreno!

  27. Jane Birkin says:

    De loin leur meilleur album, évitant toutes les fautes éparses des précédents albums et écrasant toute concurrence possible rayon jeunes bouseux. Et ma poitrine t’emmerde.

  28. Stillnaut says:

    je n’ai pas accroché tout de suite mais en l’écoutant plusieurs fois je dois admettre que c’est leur meilleur album depuis « around the fur », »white pony  » était moyen et « deftones » carrément nul…mention spéciale pour « Rats!Rats!Rats! » très hardcore et pour « pink cellphone » très experimental…pour l’année scolaire 2005/2006 c’est Deftones qui remporte la manche contre KoRn ;)

  29. josh says:

    salut dun 23,
    Qu ‘est qu’un vrai chanteur? Pesrsonne ne peut se mettre d’accord la dessus.Pour certains, les chanteurs que tu aimes n’en sont pas.ON tourne en rond.La discussion est stérile tu ne crois pas?’ ) Bonne soirée

  30. Dun23 says:

    @ josh: Tu as raison, le débat est stérile mais j’avais comme une envie suicidaire de me faire lyncher et détester sur un site, plutôt bien foutu ma foi. Quand à ce que j’appelle un bon chanteur, c’est un gars qui te prend aux tripes et pas seulement en studio avec 5 tonnes d’effet mais aussi en concert. Et je suis désolé, mais ce n’est pas le cas de Moreno (du moins en concert). Maintenant, tu as parfaitement raison, cette définition varie d’un individu à un autre et l’essentiel est de prendre son pied à l’écoute des artistes qu’on aime. Si vous aimez les Deftones et Moreno, grand bien vous fasse. Vous avez mauvais goût mais bon, on en meurt pas!

  31. Xta' says:

    Excellent album, qualité remarquable, mon préféré restant « WHite Pony » of course…

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