Hellfest 2007 – 22 juin 2007 – Hellfest – Clisson

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Annee de sortie: 2018

(jonben) C’est peu dire qu’on attendait avec impatience cette 2ème édition du Hellfest, après la bonne expérience de l’année dernière à Clisson et surtout avec cette affiche impressionnante sachant conjuguer éclectisme, grosses têtes d’affiche et esprit underground. L’arrivée fut synonyme de douche froide au sens propre du terme, le ciel se faisait menaçant et ne tarda pas à déverser des trombes d’eau, mais aussi au figuré car les problèmes d’organisations de l’année dernière qui avaient été effacés par le temps estival étaient toujours là mais cette fois avec un temps déplorable et 3000 festivaliers supplémentaires par jour. On ne jettera pas (trop) la pierre sur l’organisation qui a subi de plein fouet plusieurs problèmes en parallèle mais rien n’avait été prévu pour gérer une telle pluie battante et le site du festival ne put ouvrir qu’après 3h de retard pour se révéler complètement embourbé et lacéré par le passage de tracteurs apportant en vain quelques bottes de foin pour éponger, alors qu’en parallèle la sono de la grande scène avec claqué sans qu’aucune sono de rechange n’ait été prévue.

Cela dit, ce Hellfest 2007, c’était avant tout 3 jours de concerts appréciables pour une affiche de taille : 85 groupes représentant la plupart des styles de musiques rock extrême dont nous pouvons parler sur Eklektik. Le maximum des efforts de l’organisation s’est tourné vers la création d’une affiche exemplaire mais en parallèle certains points plus pratiques ont été laissés de côté et peu de leçons de l’année précédente et des Fury Fest n’a été retenue, le camping toujours aussi peu organisé et fourni en sanitaires, la gestion de la nourriture et boisson par jeton mal dimensionnée et vite abandonnée (même si l’idée des verres en plastique dur consigné était valable, il n’y en avait pas assez).

(krakoukass)Une affiche monstrueuse, une organisation à la ramasse, voilà comment on peut résumer le Hellfest 2007. On ne revient pas sur l’affiche –définitivement énorme-, en revanche, il ne semble pas inutile de s’attarder un moment sur l’organisation. Certains ont baptisé ce fest, le Mudfest, d’autres le Waitfest. Et c’est vrai qu’entre l’attente pour entrer sur le site, l’attente pour récupérer des jetons qui permettent de consommer, ou l’attente pour aller aux toilettes, il valait mieux être plutôt patient. Au prix de l’entrée, tout de même conséquent, on aurait espéré une meilleure gestion du site. Idem pour la pluie, pour laquelle il n’est certes pas question de blâmer l’organisation. Mais tout de même, était-il si compliqué, en constatant le temps qu’il faisait encore jeudi 21 juin, d’anticiper sur l’arrivée de la boue sur le site, et sa transformation en marécage et du coup de prévoir un maximum de foin et autres copeaux, pour recouvrir la boue ? C’est rock’n’roll disent certains. Peut-être mais c’est surtout bien crade, et (les images parlent d’elles-mêmes) ce n’est pas très agréable de patauger sans arrêt dans la gadoue et de rentrer le soir couvert de boue. Je ne parle même pas du camping (pour ceux qui y étaient).

Le montage des installations de la grande scène a apparemment été bien difficile également, ce qui a entraîné un retard dans le démarrage du fest, et des annulations de plusieurs prestations.

Une attente étant plus facile à gérer lorsqu’on est informé des causes, je pense que ce que l’organisation aurait vraiment à retenir des erreurs de cette année, c’est qu’il faut COMMUNIQUER. Ce n’est tout de même pas compliqué de prendre un micro et d’expliquer les raisons des attentes, des retards, des annulations… Sur ce point, l’organisation mérite un gros carton rouge.

Apparemment (et c’est peut-être aussi pour ça que l’organisation s’est retrouvée un peu dépassée) le fest a fait un carton sur les entrées, puisque toutes les journées étaient semble-t-il complètes. On se réjouit du succès du fest, qui prouve, si l’on en doutait encore, qu’il y a bien une demande, pour un gros festival de métal en France.

Mais tout de même, entre le Fury Fest et le Hellfest, voilà un festival qui devrait en principe commencer à bénéficier de l’expérience et des erreurs passées de ses organisateurs. On attend encore. Allez, on y croît pour l’année prochaine !

Bref, pas facile donc de rentrer dans l’ambiance le vendredi : les problèmes d’organisation pourrissent l’entrée sur le fest (qui se produira pour ma part vers 15h30 au lieu de 13h) et la pluie et la boue rendent l’ambiance pour le moins marécageuse. Et pourtant cette journée de vendredi promettait d’être la plus énorme (cf affiche) mais c’était sans compter sur le fait que la Main Stage ne soit pas prête à temps, entraînant les annulations de gros clients : Dew-Scented, BloodSimple, et Lamb Of God, rien que ça…
VENDREDI

Secrets Of The Moon (setlist)– Ghost
– Seraphim Is Dead
– Lucifer Speaks

(krakoukass) La faute aux 2h30 d’attente pour rentrer sur le site du fest, Secrets Of The Moon est donc le premier concert auquel j’assiste, enfin en tout cas en partie (environ les 15 dernières minutes quoi). Le dernier album en date Antithesis étant une bien belle pièce de black moderne, j’étais vraiment impatient de voir ça sur scène.

Ravi (sic) de patauger dans la boue pour me frayer un chemin vers les abords de la Gibson Stage, j’arrive à rentrer dans le set et assiste avec plaisir à la prestation efficace du groupe, principalement axée apparemment sur le dernier album (tant mieux) puisque ce sont « Seraphim is Dead » et « Lucifer Speaks » que le groupe interprète avant de quitter la scène. Seul désagrément (en plus de la boue), un set en plein jour pour un groupe de black, ce n’est évidemment pas l’idéal. L’ambiance n’est donc pas aussi malsaine et trippante que l’album le laissait espérer. A revoir rapidement dans des conditions plus propices donc !

Misery Index

(jonben) Bonne prestation de Misery Index, death metal brutal mais groovy, avec des musiciens se donnant à fond, avec l’aide de 2 jeunôts venus renforcer le groupe pour son dernier album, Discordia. Même si pour un non connaisseur comme moi leur musique semble parfois assez brouillonne, se limitant à un brouhaha blasté, le groupe bénéficiait d’un son correct mettant en valeur le son bien incisif d’un groupe qui maîtrise son sujet sur scène.

Chimaira (setlist)– Nothing Remains
– Resurrection
– Power Trip
– Needle
– Severed
– The Dehumanizing Process
– Pure Hatred

(jonben) Les retards dans l’ouverture du site obligeront l’organisation à annuler les premiers concerts de la Main Stage qui commencent donc avec Chimaira. Grosse machine que Chimaira, des musiciens aguerris, une musique puissante et assez efficace même si je n’arrive décidément toujours pas à accrocher à la musique de ce groupe, certes bien jouée mais assez lassante et convenue à mon goût. Leur metalcore est certes un peu plus de la horde d’imitateurs de la scène melodeath suédoise, mais peut-être est-ce les paroles à la con de Mark Hunter qui me laissent pantois, « I hate everyone » ça va 2 secondes, j’ai pas trop envie de chanter ça en coeur. Cela dit, les amateurs du groupe n’ont pu que s’y retrouver, le groupe inaugurant la mainstage en chauffant le pit comme il le fallait

Unearth

(krakoukass) Autre détour par la Gibson Stage pour voir les metalcoreux de Unearth exécuter un set impeccable bien dans l’esprit de leur dernier album III : In The Eyes Of Fire. J’ai entendu dire seulement après le set, que c’était le gros Gene Hoglan derrière les fûts, ce que je me garderai bien de confirmer, n’ayant pas particulièrement remarqué le batteur (c’te honte si c’est bien lui…). En tout cas, Hoglan ou pas, le groupe assure et prouve sans problème par la démonstration que les titres du dernier album passent impeccablement l’épreuve de la scène : « This Glorious Nightmare » par exemple avec ses énormes mosh-parts, ou le fulgurant « Sanctity Of Brothers » (mon favori du dernier album) qui déchaîne bien le pit réduit cependant aux seuls courageux prêts à se foutre de la boue partout. Le groupe conclut avec un titre de son précédent album « Black Hearts Now Reign », une bien sympathique prestation.

Mastodon (setlist)– Iron Tusk
– March Of The Fire Ants
– Circle Cysquatch
– Aqua Dementia
– The Wolf Is Loose
– Crystal Skull
– Capillarian Crest

(krakoukass) De cette journée, je retiendrai également la prestation massacrée de Mastodon : son pourri, conditions de merde, le groupe n’est pas au top et la prestation est vraiment à oublier.

(jonben) Grosse déception effectivement que ce concert de Mastodon, le groupe n’était manifestement pas entièrement à son aise, peut-être énervés par la gestion de la grande scène, les annulations des premiers groupes devant y jouer. Cela dit ils feraient sérieusement bien de se poser des questions et de tacher de remédier à ces problèmes de son récurrents (apparemment le concert du Graspop le même week-end était aussi catastrophique à ce niveau). Le son en général fut d’ailleurs plutôt bon dans l’ensemble sur cette scène même si quelques groupes furent pénalisés par un vent tournoyant fort faisant fuir par moment les aigus, mais aucun autre groupe n’en subit un tel préjudice. De toutes façons, les 4 membres du groupe n’avaient pas l’air manifestement vraiment motivés, apparemment conscients du mauvais son, en témoigne l’énervement des gratteux. On ne peux pas non plus parler de catastrophe, certains morceaux réussissant à sonner correctement, je réussis donc tout de même à rentrer dans le set mais Brent casse alors une corde, part changer de gratte en backstage tandis que l’autre gratteux improvise un solo, le groupe écourte son set et nous laisse un sentiment amer. Dommage. Espérons que le groupe se décide à effectuer une tournée européenne des petites salles plutôt que de se cantonner aux festivals ou aux premières parties de Tool où ils ne sont pas franchement à leur avantage.

Hacride

(jonben) Comme on m’avait annoncé un horaire de jeu incorrect, j’ai malheureusement loupé le concert des français d’Hacride qui eut lieu sous le chapiteau de la Discovery Stage, n’arrivant que pour les dernières secondes du dernier morceau. Ca restera mon regret du festival, même si je suppose que le groupe, certainement une des meilleurs révélation metal français de ces dernières années, a assuré comme il se doit, retrouvant leur chanteur pour son premier concert depuis plusieurs mois après des problèmes vocaux.

Hatebreed (setlist)– To The Treshold
– Never Let It Die
– Tear It Down
– Destroy Everything
– Spitting Venom
– Smash Your Enemies
– Perseverance
– As Diehard As They Come
– Last Breath
– Proven
– Defeatist
– Live For This
– I Will Be Heard

(jonben) Pas grand chose à redire sur Hatebreed, même si je ne suis pas fan sur album, c’est toujours la claque sur scène, leur musique passe à travers n’importe quelle conditions moyennes, simple et carrée, toujours ultra-puissante et ce fut encore le cas au Hellfest. Les musiciens sont énergiques, Jamey Jasta surboosté comme d’habitude, les premiers vrais circle pits de la journée furent lancés sur la patinoire de boue juste devant la scène, et ne s’arrêtèrent pas jusqu’ai « I WIll Be Heard » en classique final.

Brutal Truth

(pilou) Coincés dans la file d’attente interminable pour la cueillette des jetons et donc avec la prestation de Hatebreed en fond sonore (pas mal du reste, la deuxième guitare apporte une bonne puissance supplémentaire), c’est muni de ces précieux sésames à boissons qu’on se hâte pour ne pas rater la deuxième partie du set de Brutal Truth. Pour résumer : un train dans ta face. Son un poil brouillon mais les musiciens s’en donnent à cœur-joie, portés par un batteur expressif et cinglé au possible. Des morceaux pêchus, hargneux, du bon grind old-school qui ravage, y compris le front du chanteur bien fissuré après avoir servi de punching-ball au micro pendant tout le concert. L’un des premiers très gros morceaux du fest et l’un des 2 meilleurs concerts de la journée du vendredi en ce qui me concerne. Quand le grind est joué avec une telle envie et une telle énergie, sur scène c’est imparable (d’ailleurs les groupes grind du HF ont tous été surpuissants).

Earth Crisis

(pilou)Allez hop encore une autre légende sur la Gibson stage. Les vétérans du hardcore à forte teinte metal ont donné un set tout en groove et en énergie. Ce n’est pas le Hardcore haineux de Kickback ni celui MTVisé de Hatebreed, ça se rapproche plus de Vision Of Disorder (normal me direz-vous, les deux groupes sont à peu de choses près conscrits) sans toutefois avoir la tension de ces derniers. Groovy, voila ce que j’en retiens. Une grosse envie de bouger, voire de danser sur ces titres calibrés pour la scène. Pour la haine il faut aller voir ailleurs. Mais la conviction des musiciens est exemplaire. Très bon show des ricains qui m’ont fait passer un moment bien sympathique. Et puis merde, voir les légendes Earth Crisis et Brutal Truth le même jour, ça fait quand même plaisir !

Machine Head (setlist)– Clenching The Fists Of Dissent
– Imperium
– Aesthetics Of Hate
– Old
– Halo
– Take My Scars
– Descend The Shades Of Night
– Davidian

(krakoukass)Machine Headpour sa part assure un gros show sur la Main Stage, peut-être le premier gros show de la journée après celui de Hatebreed. Le groupe met évidemment à l’honneur son nouvel album, le décrié The Blackening, et interprète plusieurs titres à commencer par « Clenching The Fists Of Dissent » et « Aesthetics Of Hate ». Qu’on vienne me dire que ces titres ne font pas leur effet sur scène tiens ! Celui qu’il aurait été judicieux de laisser au vestiaire par contre c’était bien « Halo » qui avec son passage mélo avec voix claire était assez peu approprié, compte tenu de reste de la prestation. Oui parce que si le groupe met à l’honneur son nouvel album, il n’en oublie pas pour autant de faire plaisir à ses fans en sortant ces vieux tubes du grenier : « Take My Scars », « Old » et évidemment « Davidian ». Et il faut bien reconnaître qu’aucun titre ne remporte le même suffrage que ces derniers, qui restent définitivement des hymnes absolus du groupe, même si le superbe « Imperium » joué également ce jour, n’est pas loin de les égaler…

On sera moins enthousiasmé par la présence dans le set du « Descend The Shades Of Night », morceau lent et long qui passe certes bien en conclusion de l’album Through The Ashes Of Empires, mais qui s’avère moins à sa place (comme « Halo ») sur un set davantage axé sur l’énergie… Mais ce n’est qu’un bémol sur un set vraiment efficace et globalement terrible.

(angrom) Milieu de soirée, le temps commence à devenir un peu moins apocalyptique que dans l’après midi quand Machine Head investit la scène. Menés par un Rob Flynn hilare (et comme souvent passablement éméché), le groupe livrera une prestation solide, passant sous silence ses albums moyens (Supercharger, The Burning Red) pour ce concentrer sur ce qui marche, c’est à dire son début de carrière et ses deux derniers disques … A noter un « Aesthetics of Hate » de grande classe, et même si les voix claires ne sont pas toujours en place (notamment sur « Clenching The Fists Of Descent »), ça le fait, notamment grâce à un Dave Mc Lain toujours aussi carré, et toujours aussi agréable à regarder jouer. Quoi de mieux qu’un brûlot comme « Davidian » pour clore le set ? Ce titre, sans doute le plus emblématique de Machine Head, finit de fort belle manière une prestation de qualité. « Santé Hellfest ! » comme dirait Rob Flynn

Enslaved (setlist)– Path To Vanir
– Fusion Of Sense And Earth
– Bounded By Allegiance
– Isa
– Jotunblod
– Return To Yggdrasill
– Ruun
– Slaget I Skoden Bortenfor

(krakoukass) Enslaved intervenait en fin de soirée sur la Gibson Stage en remplacement de Mayhem. Et bien même si j’aurais souhaité (par curiosité davantage que par réel intérêt) voir les maboules de Mayhem, je dois dire qu’Enslaved a balayé toutes les déceptions en offrant simplement une des meilleures prestations que j’ai vues du groupe à ce jour. En axant son show sur les dernières sorties (en jouant néanmoins « Jotunblod » de Frost et « Slaget I Skoden Bortenfor » de la première démo du groupe), le groupe a sûrement déçu les puristes et fans du vieux son d’Enslaved, mais ce n’est certainement pas mon cas, tant les titres d’Isa et Ruun sont magistraux et inspirés. Certes la voix de Grutle était vraiment limite (voire même catastrophique en fait) sur certains passages en voix claire, mais l’appui reçu par le clavier du groupe par la suite dans ce domaine, a été vraiment profitable. Et pour ce qui est du registre black, difficile de prendre en défaut le frontman d’Enslaved, toujours aussi impressionnant. Bref, en un mot comme en cent, le concert du jour pour ma part !

(jonben) Enslaved ne faisait pas pâle figure en remplaçant de Mayhem, le groupe ayant progressivement acquis une figure d’icône du black metal. Cependant il ne faut pas s’attendre à un déluge de blasts avec eux, l’ambiance était plutôt au recueillement et à la transe, avec une setlist axée sur les derniers albums du groupe, avec pour commencer 2 morceaux de Ruun puis 2 morceaux d’Isa. Un morceau de Frost tout de même, « Jotunblod » pour revenir sur l’aspect pûrement black metal du groupe. L’athmosphère était là, l’heure tardive étant adaptée à la performance des norvégiens, les lumières bleutées et les fumigènes déposaient un voile glacé sur scène, le son était bien puissant et clair. Dommage cependant aux voix mal réglées, la voix claire du clavier n’étant distincte qu’à la moitié du set (pas sur les refrains d’ Isa en tout cas…) et d’un coup trop forte et sans effets.

(angrom) Pas forcément le meilleur show qu’ont pu donner les Norvégiens, pas forcément le plus mauvais non plus. Malgré un son un peu approximatif par endroits, ce court set est l’occasion de voir en live, en attendant la tournée d’octobre, quelques morceaux issus de Ruun. La musique d’Enslaved, bien que complexe sur disque, garde toujours en live un coté très organique, et très accessible même pour le profane non habitué aux tourneries progressives. Et puis Grutle est toujours aussi charismatique…

Slayer (setlist)– South Of Heaven
– Silent Scream
– Cult
– Disciple
– Die By The Sword
– Spirit In Black
– War Ensemble
– Jihad
– Dead Skin Mask
– Raining Blood
– Mandatory Suicide
– Angel Of Death

(angrom) Prestation « minimum syndical » pour le quartet. C’est à dire tout de même très bien mais pas exceptionnel. Slayer assure le show, et prouve que le dernier disque Christ Illusion que j’avais personnellement trouvé un peu décevant, passe très bien l’épreuve du feu en concert, notamment le titre « Jihad » et son intro « acdciennne ». A part ça ? Une palanquée de classiques, qu’il est toujours bon de réentendre pour se rappeler combien Slayer maîtrise son sujet quand il s’agit de thrash. Il y en a un peu plus, je vous le mets quand même ? « Dead Skin Mask » et « Reign In Blood » nous achèvent …

(krakoukass) Juste un mot sur Slayer, que je me suis contenté d’écouter du coin presse, n’étant pas un grand fan du groupe. Et bien j’avoue avoir été plutôt convaincu par l’énergie et la set-list du groupe ce soir-là et finalement voilà un set qui est très bien passé et s’est avéré bien sympathique aussi.

Korn

(krakoukass) On passera sur l’annulation du show de KoRn et on évitera de trop blâmer le groupe et son management. En effet, même si ce n’était pas très sport de leur part de se barrer 3 heures avant le show comme des voleurs, il semble qu’il y ait eu de sérieux problèmes d’organisation et de sécurité sur la Main Stage, qui ne garantissaient pas que le show se passe dans de bonnes conditions… Donc pour ma part j’estime que les torts sont au final plutôt partagés.

SAMEDI

(krakoukass) Le samedi s’annonçait plus clément au niveau des conditions climatiques, et effectivement je n’ai pas souvenir que la fête ait été gâchée ce jour par le moindre caprice pluvieux.

Ellipsis

(angrom) Passé un quart d’heure sur la Discover Stage pour voir deux titres d’Ellipsis. Malheureusement le son assez infâme ne rend pas vraiment grâce à la musique complexe du groupe français, pourtant si séduisante sur disque. Juste le temps de se rendre compte que depuis la première partie d’Opeth en 2003, le groupe a gagné en présence scénique. Un dernier coup d’œil à la charmante bassiste, et on quitte le chapiteau, en espérant revoir vite Ellipsis dans de bonnes conditions.

Fubar

Les Hollandais ont investi la discovery stage (sous chapiteau donc pas de soucis de vent) pour 30 minutes de grind ultra brutal et sans concessions. Claustrophobique. Et c’est ça qui est bon. Sans être d’une originalité à toute épreuve, le groupe envoie la purée de façon non stop. Ca grogne ça hurle ça tape vite et fort, bref, un condensé de brutalité bienvenue en ce morne samedi. Allez hop, une autre satisfaction grind du Hellfest, genre musical qui pourra être auréolé d’un sans-faute à l’issue des 3 jours.

Kickback

(krakoukass) La journée a commencé à 16h40 pour ma part avec Kickback. Je m’attendais à un show virulent, la réputation des lascars les précédant de très loin, mais j’ai quand même été choqué par le connard-core du groupe. Je ne remets pas en question la qualité musicale du groupe (même si ça m’en touche une sans secouer l’autre comme dirait un collègue de la rédaction), mais simplement le niveau intellectuel de ce show mené par les racailles de Kickback. Insultes à tout va à l’encontre du public (« ça va les bouseux ?! », « bande de pédés »…), incitation à la haine, à la baston (« j’offre un t-shirt du groupe à celui qui éclate cet enculé en rouge » désignant quelqu’un dans le public)… Je ne parle même pas du pied de micro balancé sans ménagement par l’intellectuel chanteur en début de set. R-I-D-I-C-U-L-E. Personnellement un tel manque de respect, et un message aussi négatif et nauséabond, ça me bloque. Et ce n’est pas parce que c’est soi-disant un « concept », un « trip », que je me priverais de dire que ces mecs sont de pitoyables abrutis.

(pilou)Kickback était l’un des 3 ou 4 groupes que je ne voulais rater sous aucun prétexte. La seule fois que je les ai vus avant c’était à Nancy au Caveau des Doms en 96. J’ai depuis suivi leur discographie et leurs frasques par presse interposée. Kickback c’est de la haine. Et l’entrée en matière a mis tout le monde au parfum : « salut les bouseux » suivi d’un lancer de pied de micro dans la fosse et c’est parti pour une bonne demi-heure de puissance sonore et d’excès de paroles en tous genres ! Musicalement, le groupe, maintes fois remanié, envoie la sauce. Leur gros hardcore mâtiné d’ambiances death bien glauques a fait mouche. Presta scénique irréprochable et discours enflammés qui ont fait (résultat prévisible) hurler les non avertis et mobiliser les autres. Alors d’accord c’est extrème. D’accord c’est un peu toujours le même discours (« celui qui pête la tête du mec avec le tshirt rouge aura un merch’ gratuit ») mais c’est tellement jouissif ce groove et cette lourdeur musicale ! Kickback ça enterre les locomotives du genre, Hatebreed en tête. . Stephen Bessac s’est même fendu de larges sourires à partir du moment où la foule lui a envoyé de la paille et de la boue (et même une table en plastique). Provoc réussie. A noter le gros pit dans la boue qui a transformé quelques festivaliers en tas marrons ambulants. Bref, j’ai adoré la presta du gang parisien et ce concert fut l’un des points d’orgue de mon festival. En plus bonne nouvelle : il y aura bientôt un nouveau disque. Alors, heureuses les fiottes ? ;-)

Amon Amarth (setlist)– Valhall Awaits Me
– Runes To My Memory
– Death In Fire
– Cry Of The Black Birds
– Asator
– Victorious March
– The Pursuit of Vikings

(krakoukass) Bref, je me calme et voilà que c’est l’heure d’assister au show des vikings de Amon Amarth sur la grande scène. La scène aménagée avec des boucliers vikings voit s’affronter en préambule du commencement du show, 2 proches du groupe, en armure, avec épée et bouclier, pendant 5 petites minutes. Voilà qui met tout de suite dans l’ambiance.

Durant les 40 minutes de leur set, les suédois n’ont aucun mal à conquérir l’auditoire en piochant dans le dernier album (avec notamment l’excellent « Asator » et son « Fire !!! » caractéristique, ou en guise d’introduction « Valhall Awaits Me »), sans oublier de balancer les hits de leurs précédents albums comme l’énorme « Death In Fire », « The Pursuit Of Vikings » ou le beaucoup plus ancien « Victorious March ». Que du bon tout ça, et la musique des vikings toujours agressive mais extrêmement mélodique est idéale pour mettre une ambiance de feu en festival, même en journée. Une des très bonnes prestations du jour qui vient confirmer s’il le fallait, la qualité du dernier album du groupe sorti l’an passé.

(angrom) Deux vikings casqués entrent sur scène juste avant le groupe pour nous offrir en guise d’apéritif un duel à l’épée dans la pure tradition scandinave. Un peu de folklore ne fait pas de mal. Amon Amarth délivre à suivre une prestation efficace, qui a seulement le goût de trop peu. Des titres de Versus The World et de With Oden On Our Side sont joués , principalement et … Johan Hegg harangue la foule en lui faisant admirer ses abdominaux (tu vois mon fils, voilà ce qui arrive quand on boit trop de bière !). Cette prestation courte m’a en tout cas donné envie de revoir le groupe en tête d’affiche…

Walls of Jericho

(jonben) Toujours la même rengaine pour Walls of Jericho, groupe pas forcément intéressant sur album mais ultra-efficace sur scène, avec une meneuse de scène sans pareille, la petite tatouée Candace qui parcourt la scène de long en large, saute dans tous les sens et hurle son chant hardcore de toute sa personne. Comme à chaque fois que je vois ce groupe, je n’ai pas l’impression d’avoir retenu grand chose musicalement mais celle d’avoir passé un bon moment avec un groupe manifestement content d’être sur scène et de prolonger la tradition metal/hardcore en faisant bouger un maximum le public, ici un peu entravé par la boue pour tenter « one of the greatest circle pit of this festival ».

Cynic (setlist)– Veil Of Maya
– Celestial Voyage
– The Eagle Nature
– Sentiment
– Evolutionary Sleeper (new song)
– I’m But A Wave To
– Uroboric Forms
– How Could I

(krakoukass) C’est ensuite à l’un des évènements du fest de se produire sur scène : la reformation du mythique groupe de death progressif Cynic. D’autres en parleront mieux que moi, puisque je n’étais alors pas familier du groupe, mais j’ai trouvé la prestation remarquable, en dépit des voix death samplées et de la particularité de la voix claire vocodérisée. Une bien belle découverte pour ma part.

(angrom) Assurément pour moi, avec Emperor et Atheist, l’une des trois claques du festival. Le groupe ne s’est pas produit depuis 14 ans, et les deux membres originaux, Paul Masvidal et Sean Reinert sont apparemment heureux de retrouver la scène. Tout Focus (à l’exception de l’instrumental « Textures ») y passe, et cerise sur le gâteau, un nouveau titre (visiblement plus calme que les anciens) est joué. Evidemment, premier concert depuis 14 ans oblige, le groupe fait quelques pains, mais ça ne suffit pas à casser l’ambiance de dévotion qui règne devant la Gibson Stage en cette fin d’après midi. Pour beaucoup des fans présents ici, c’est un rêve qui se réalise enfin, de voir l’un des groupes les plus cultes du techno-death enfin en live. Même les voix death enregistrées, si elles donnent un coté étrange a la prestation, n’y feront rien, Cynic en live, c’est d’ores et déjà culte.

Pain of Salvation (setlist)– Scarsick
– America
– Used
– Ashes
– Undertow
– Disco Queen
– Inside

(jonben) Pain of Salvation investissent alors la grand scène. Ils délivreront alors un set exemplaire mais si court que s’en était frustrant. Oubliée l’impression en demi-teinte de leur concert à l’Elysée Montmartre en mars, le groupe s’est montré brillant tout du long, retrouvant une fougue appréciable, avec un jeu de scène toujours aussi spontané, d’autant que le son était crystalin. Pour moi, un des concerts du festival même si il m’a semblé vraiment très court, dommage que le groupe ait choisi de jouer « America » et « Disco Queen » qui semblent être leurs morceaux fétiches du dernier album alors que ce sont les plus iconoclastes (en particulier l’un peu gonflant « Disco Queen » qui se rattrape tout de même avec des évolutions prog qui rendent particulièrement bien sur scène). On a eu droit à « Used » d’anthologie, certainement un des morceaux du groupe les plus prog tout en étant un des plus percutants que je vous propose d’écouter en bande son de cette video. Effectivement pendant ce temps, une bataille de boue est improvisée à l’entrée du festival, je vous avoue que je ne m’en suis pas trop approchée. C’est bien marrant à regarder par contre en vidéo (video), d’autant que la bande de son assurée par Pain of Salvation est adequat. Comme quoi, l’esprit du festival n’était sûrement pas à la morosité malgré les conditions climatiques et les déboires de l’organisation.

(angrom) Difficile de se remettre après la prestation de Cynic, mais il faut déjà courir vers la Main Stage où se produit Pain Of Salvation. Si le groupe peu faire un peu tâche avec son métal prog dans un festival plutôt tourné vers l’extrême, les Suédois s’en sortent fort bien, et nous proposent une sélection de leurs titres les plus efficaces : « Scarsick », « Used », « Ashes », une sorte de best of, relevé des deux ovnis du derniers album, « America » et surtout le très controversé « Disco Queen », qui divisera le public : si certains hueront le groupe pour jouer ce titre, d’autres en profiteront pour faire la fête et se trémousser. En tout cas, belle prestation du groupe, qui présentait pour l’occasion son nouveau bassiste (ainsi que la nouvelle coupe de cheveux de Daniel Gildenlöw). A revoir, bien sûr, en tête d’affiche.

Napalm Death

(krakoukass) Napalm Death est le groupe suivant à investir la Gibson Stage. Que dire qui n’a pas été dit sur ce groupe mythique. Encore une prestation incroyable voilà tout, des compos passées à l’accélérateur (« Instruments Of Persuasion » par exemple), un Barney en pleine forme, ce groupe n’a décidément plus rien à prouver. Reste que vu son statut de légende (et même si les petites scènes conviennent peut-être mieux au groupe) voilà un groupe qui méritait une bonne place sur la grande scène à mon avis. Qu’importe, grosse prestation anyway !

(pilou)40 minutes, pas le temps de trop discourir, pas le temps de faire dans la dentelle. Napalm a tout simplement écrasé tout son monde avec une violence assez impressionnante. Le seul morceau qualifiable de lent a été Scum, le reste que de la dynamite en barre avec les désormais mythiques Suffer the children et Nazi punk fuck off en tête de gondole. Comme je l’avais déjà constaté à Paris, les titres issus du dernier album sont appelés à devenir des classiques des prestations scéniques de Anglais, ils passent la barre de la scène avec une facilité déconcertante. Alors malgré un jeu de caisse claire bizarre (drôle de façon de rattraper le tempo sur les blasts), ça a déroulé du début à la fin. Barney en bonne forme, 2 speeches pour la « freedom of though » contre la religion dans son ensemble, Mitch Harris toujours aussi criard et au jeu toujours aussi punk et Shane Embury plus démonstratif que lors de sa presta avec Brujeria ont cartonné l’assemblée à coup de brûlots survitaminés. Napalm sur scène c’est sans surprise la boucherie… Et hop, un deuxième train dans ta face après Brutal Truth !

Moonspell (setlist)– In Memoriam
– Finisterra
– Memento Mori
– Blood Tells
– Opium
– Vampiria
– Alma Mater
– Full Moon Madness

(angrom) 22h20. La nuit commence à tomber sur le Hellfest. La lune n’est malheureusement pas pleine mais bien visible néanmoins. Le groupe portugais, mené par le charismatique Fernando Ribeiro investit la Gibson Stage. Tout ce qu’on avait pu me raconter sur Moonspell en live est vrai : le public mange dans la main du frontman, mi-prêtre, mi-vampire. Outre des titres de Memorial, bien rentre-dedans, le groupe aligne une palanqué de classiques : « Alma Mater », « Vampiria », « Full Moon Madness », et fait participer un public tout acquis à sa cause. La prestation n’a qu’un défaut, celui d’être trop courte, bien trop courte.

(krakoukass) Quelques mots sur la prestation remarquable une fois de plus, des portugais de Moonspell. Un son excellent, un Fernando toujours aussi énorme en maître de cérémonie gothico-vampiresque et de très bons moments au niveau des compos : comme ce « Memorial » tiré du dernier opus du groupe, puissant et efficace à souhait. Un bon moment.

Immortal (setlist)– The sun no longer rises
– Withstand the fall of time
– One by one
– Sons of northern darkness
– Tyrants
– Wrath from above
– At the heart of winter
– Battles in the north
– Blashyrkh

(angrom) Bizarrement, après la prestation de Moonspell, il m’a été difficile d’entrer dans celle d’Immortal. Autant les Portugais avaient phagocyté la Gibson Stage, autant les trois Norvégiens d’Immortal ont eu du mal à occuper l’espace de la Main Stage. On notera quand même qu’une bonne partie des classiques du groupe ont été joués (avec quelques pains tout de même, notamment à la batterie), que l’on a eu le droit à un beau spectacle de cracheurs de feu, et aux célèbres pas chassé d’Abbath. Un concert honnête, mais a mon humble avis, Immortal est plus fait pour jouer dans des salles qu’en plein air.

Therion

(joss) Bien qu’ayant un peu de mal à tenir debout en cette fin de journée de samedi, et même sans être un inconditionnel du groupe, je ne voulais pas manquer la prestation de Therion. Aussi pour voir ce qu’allait donner sur scène le heavy symphonique un poil pompeux des suédois. Si il y a bien une chose que l’on peut admirer de prime, c’est le soin apporté à l’aspect visuel, que ce soit décor ou costume. Enfin, ne connaissant que l’album Theli, tous les titres joué ce soir-là ne seront pour moi que des découvertes. Pas évident donc de s’y retrouver dans ce marasme de voix masculines et féminines, de claviers, samples etc… Avec quasiment autant de chanteurs que de musiciens autant dire que c’est un joyeux bordel sur scène mais finalement assez attrayant et qui permet de garder éveiller les festivaliers éreintés par une journée debout et de boue. Un concert bien sympathique pour fermer la gibson stage ce samedi.

Type O Negative (setlist)– we hate everyone
– The profit of doom
– Anesthesia
– These three things
– kill you tonight
– love you to death
– Christian woman
– Black n°1

(krakoukass) Nous voilà arrivés au terme de la journée du samedi, avec en maître de cérémonie pour clôturer le bal : Type O’ Negative. Voilà bien une prestation hallucinante et hallucinée qui aura divisé l’opinion. Pour ma part, je ne sais pas si c’est la fatigue accumulée qui m’a fait communié et entré dans le trip du groupe, mais j’étais complètement à l’aise avec les conneries du groupe : larsen pénible, un Steele énervé qui engueulait l’ingé son et balançait le pupitre où se trouvaient les paroles (car oui Peter Steele ne connaît pas les paroles des chansons par cœur, c’est pourquoi il a besoin de les avoir devant lui pendant les concerts du groupe à hallucinant mais bien caractéristique du personnage), et qui prenait un malin plaisir à chanter parfois comme une merde. Type O’ a fait son Type O’, ce soir prenant encore et toujours à contrepied, emmerdant tout le monde avec ces conneries puériles. Après une ouverture par « We Hate Everyone » (tout un programme), le concert ressemblait à une immense jam après l’ouverture (qui étaient en réalité des morceaux du dernier album « The Profit Of Doom » et « These Three Things » notamment) sur toute la première partie avant que le groupe ne se casse et revienne, poussé par de faux applaudissements enregistrés (énorme ça), pour nous interpréter notamment un « Love You To Death » complètement hors propos. Et de conclure le set après un autre retour, par « Christian Woman » et « Black N°1 » très bien interprétés pour le coup. Je comprends parfaitement qu’on juge la prestation médiocre et bâclée, mais personnellement j’étais complètement dans le trip 66ème degré de Steele et de son groupe… Ca a parfaitement fonctionné me concernant et je range ce concert dans la catégorie des concerts excellents du week-end. Excellente clôture de journée !

(angrom) Attention ambiance, le groupe arrive en retard, met du temps à s’accorder sur scène (Peter Steele insultant même ses camarades en leur demandant « d’arrêter leur putain de Larsen »), puis finit par entamer leur prestation sur … une reprise des Beatles : « Magical Mystery Tour ». Dérision ? Sans doute … Quasiment une heure de morceaux dispensables et d’improvisations pas toujours heureuses, animés avec désinvoltures par un Peter Steele bourré et peu avenant. Les fans ont peut être aimé, je dois avouer que j’ai trouvé ça difficile. Ce n’est qu’au moment des rappels que l’on aura des « singles » : « Black N°1 », « Christian Woman », « Love You To Death » qui feront un peu remonter le niveau. Type O en live, c’est une expérience … particulière.

DIMANCHE

(jonben) Une assez belle journée même si le sol reste détrempé, dégageant une odeur de lisier nauséabonde, néanmois de la paille supplémentaire recouvre les endroits les plus spongieux du site.

Ephel Duath

(pilou) J’ai raté le premier morceau à cause de l’attente pour entrer sur le site. Ca commence mal. En plus il n’y a plus de bassiste. Grosse appréhension au moment de retourner voir l’un de mes groupes favoris, ayant peur d’une déchéance qui les eût fait chuter dans mon estime. Eh bien non, Ephel m’a une fois de plus impressionné. Tout en groove et en touché le batteur a certainement bénéficié du meilleur son de batterie du week end grâce notamment à une non-utilisation bienvenue de trigg. Résultat : une grosse caisse et une caisse claire vivantes, remplies, ce qui convient parfaitement à la musique des transalpins. Quant à Davide Tiso, il est simplement incroyable de facilité en arrivant à meubler tout l’espace sonore avec une seule guitare (mais 7 cordes). L’absence de basse ne s’est pas vraiment fait ressentir, à vrai dire. Et en plus le chanteur communique de mieux en mieux. Bref, Ephel Duath rulzzzz !

Scarve (setlist)– Fireproven
– Endangered
– The plundered
– Asphyxiate
– Mirthless perspectives
– An emptier void
– Irradiant

(krakoukass)Une de mes plus grosses attentes du fest était certainement de voir un nouveau concert de mes chouchous de Scarve, et ce d’autant que j’ai eu vent du nom du nouveau chanteur du groupe quelques jours auparavant. Ce nouveau chanteur n’étant autre que Bob de Watcha autant dire que la curiosité ainsi que le doute étaient au programme, lorsque j’arrive devant la scène quelques minutes avant le démarrage.

Première surprise : voir Guillaume Bideau (ex Scarve et désormais chanteur de Mnemic) en backstage, discutant avec ses anciens camarades. Guillaume va-t-il chanter avec Bob sur cette date ? Ca veut dire que Bob n’assurera que le chant death ?

Balayant mes questions, le groupe démarre son (court) set quelques minutes plus tard, avec un seul et unique chanteur sur scène : Bob.

J’ai trouvé horrible ce concert de Scarve. Entendons-nous bien, je ne jette pas la pierre à (Pierre ?) Bob pour sa prestation, somme toute honorable compte tenu des circonstances. Mais disons que ça ne ressemblait plus du tout à Scarve : moins de patate et puis un seul chanteur, ça ne marche définitivement pas pour les compos existantes. Peut-être qu’avec des compos différentes ça peut fonctionner, mais en l’état actuel des choses, je prie pour que les membres de Scarve reviennent à la raison et tentent de recruter 2 chanteurs pour assurer l’un les voix claires, l’autre les voix death, pour remplacer dignement Guillaume et Pierrick. Il n’y a qu’à voir le massacre de « Fireproven » joué en ouverture du concert, pour comprendre que ça va être bien difficile que Scarve reste Scarve avec un seul chanteur (Bob en plus).

(jonben) Je ne serai pas si négatif car j’ai tout de même apprécié ce concert de Scarve et Bob m’a semblé bien prendre sa place de chanteur du groupe, assurant un peu près les chants des 2 anciens chanteurs du groupe malgré leur extrême variété. Le batteur remplaçant n’était pas non plus à côté de la plaque sans égaler bien sûr Dirk qu’on aurait aimé voir ce jour-là (est-il vraiment toujours dans Scarve?). Certes le son n’était pas très bon mais ç ne m’a guère étonné étant donné que le groupe n’a jamais eu un bon son de guitare toutes les fois où je l’ai vu. Je comprend néanmoins la deception de Krakou, Scarve étant un des tous meilleurs groupes metal français, c’est désolant de les voir tourner comme ça au vu de leur discographie.

Aborted (setlist)A Methodical Overture
– Meticulous Invagination
– Gestated Rabidity
– Avenious
– Sanguine Verses (…Of Extirpation)
– Threading On Vermillion Deception
– The Saw And The Carnage Done
– Dead Wreckoning
– A cold logistic slaughter

(pilou) Je suis allé regarder en curieux le set d’Aborted, m’attendant à une bien belle déception, le dernier set que j’avais vu d’eux étant en demi-teinte et les derniers efforts discographiques du groupe m’ayant laissés de marbre. Eh bien belle erreur, car Aborted, avec son nouveau line-up, a bien cartonné. Manifestement heureux d’être là, les franco-belges ont asséné un set ultra carré, efficace et brutal à souhait. Belle utilisation de la voix de Seb en support de celle du frontman Svencho, un batteur qui bat et des gratteux qui grattent, des riffs efficaces et rentre-dedans… Très classe et hargneux !

Dark Tranquillity (setlist)– Terminus (where death is most alive)
– The Lesser Faith
– The wonders at your feet
– Punish my heaven
– Final Resistance
– Misery’s crown
– Focus shift
– The New Built

(jonben) Je ne suis pas un grand connaisseur de la musique de Dark Tranquillity mais je les avais déjà vus quelques fois et suis resté un moment à leur concert qui ne m’a pas semblé être de leur niveau habituel, assez plat dans l’ensemble même si le groupe est très pro sur scène, avec un chanteur motivé, dont on notera le « je suis heureux de voir un de mes groupes préférés jouer juste après nous, Atheist« .

Moho

(jonben) J’arrive sous le chapiteau alors que le set des espagnols de Moho est entamé, il assènent un sludge bien percutant allongé de groove stoner, martelé par un batteur excité qui fait son petit effet. Le trio ne laisse que peu de répit avec de longs morceaux insistant sur le caractère lourd et puissant de leur musique. Chapiteau oblige, la scène est quasiment plongée dans le noir et l’ambiance proche de celle d’un club. Un bon petit concert qui ferait headbanguer le plus réticent des métalleux.

(pilou) On passe de l’autre côté des Pyrénées pour accueillir sous la discovery stage les sludgeux de Moho. Alors que je trouve les albums plutôt convaincants il s’agissait pour moi de découvrir comment ça allait sonner sur scène. Comme prévu, pas de quartier. Le son est proprement énorme et gras à souhait, et le groove cradingue des Ibériques a conquis une bonne partie de l’assemblée. Nous avons été plongés pendant une demi-heure dans le bayou espagnol, qui avec de tels groupes n’a pas grand-chose à envier à celui de Louisiane !

Kaizen

(jonben) Même si les franciliens de Kaizen n’atteignent toujours pas la notoriété malgré des sorties d’album régulières et des concerts dans toute la France, c’est toujours un plaisir de les retrouver sur scène où leur musique, entre death et power metal américain. Ils attireront une assemblée conséquente sous la Discovery Stage avec un set commençant en force par des titres extrêmes assez rapides pour continuer par des morceaux plus groovy bien efficaces appuyés par les growls puissants de Johan.

Atheist (setlist)– Unquestionable presence
– On they slay
– Mineral
– Unholy war
– Retribution
– Air
– An incarnation’s dream
– Mother man
– And the psychic saw
– Piece of time

(jonben)
Dernier concert de leur carrière pour Atheist -ils ont d’ailleurs profité de l’occasion pour le filmer dans l’optique d’un DVD-, le groupe était donc au taquet, et effectivement ils réussirent à mener un show énergique mené par un chanteur dynamique alors même que le death metal du groupe se concentre sur une technicité effrenée.
Des titres de tous les albums y passeront avec une mention spéciale sur ceux d’Elements qui passent mieux l’épreuve de la scène car plus aérés, je noterai en particulier un « Air » d’anthologie.

(angrom) Holy Fuck. Le death technique dans ce qu’il a de plus classieux. Après Cynic la veille c’est au tour d’Atheist, autre groupe culte de ce mouvement, lui aussi récemment reformé de proposer au public du Hellfest des extraits de ses trois albums récemment réédités. Bien que le son ne permette pas forcément d’apprécier à sa juste valeur la complexité des titres, la prestation visuelle est à la hauteur. Je crois que je pourrais regarder jouer le bassiste Tony Choi des heures durant sans me lasser. En tout cas, petit pincement au cœur en pensant que c’est un « one shot » et que Atheist en live, c’est fini … Mais quel final !

Klone

(jonben) Direction le petit chapiteau pour Klone, qui participaient au Hellfest pour avoir gagné un concours sur le webzine VS, mais absolument adaptés à l’affiche, le groupe jouant d’ailleurs assez tard dans l’après-midi sur la Discovery Scene. Leur court set s’est partagé entre nouveaux morceaux d’un nouvel album à paraître en octobre, il se pourrait bien sur un label cette fois, et titres tirés du dernier EP du groupe « High Blood Pressure ».

Behemoth (setlist)– Demigod
– Antichristian Phenomenon
– From the Pagan Vastlands
– Conquer All
– Summoning Of The Ancient Gods
– Prometherion
– Christians to the Lions
– Christgrinding Avenue
– Decade Ov Therion
– Chant for Eskhaton 2000

(joss) Ca faisait un paquet d’année que je voulais revoir les polonais en live. Je les avaient découvert sur scène et suite à ça, les albums Satanica et Thelema avaient énormément tourné sur ma platine. Toutefois, j’avoue moins apprécier le virage un peu plus death que le groupe a pris à partir de Zos Kia cultus. cela dit, Bememoth sur scène c’est la claque assurée et leur prestation en ce dernier jour de fest n’aura pas entaché leur réputation. Mené par son charismatique leader Nergal, le groupe va mettre K.O tous les spectateurs alors présents devant la Gibson stage. Piochant équitablement parmi les titres de Satanica, Thelema 666, Demigod, et du petit nouveau The apostasy dont la sortie est imminente, Nergal et ses sbires livrent une prestation impeccable, carrée et brutale. On peut toutefois s’interroger sur cette volonté de garder des maquillages black-métal alors que la musique du groupe est devenu 100 % death mais il faudrait vraiment être un irréductible « trve » pour s’en offusquer.

Converge

(jonben) Bannon, le visage vif de tension contrastant avec ses cheveux nouvellement teints en blond vocifère à s’en décoller les poumons, les 3 autres membres s’agitent derrière avec toute l’énergie du punk/hardcore, Les courts titres des 3 derniers albums du groupe, plus quelques morceaux plus anciens, se succèdent sans répit. Converge est certainement un groupe plus adapté à une salle de concert qu’un concert en plein air de fin d’après-midi, néanmois le groupe y est tout aussi furieux et, bénéficiant d’un son assez correct, arrive à impressioner sans peine un public certes un peu clairsemé devant la Gibson Stage mais à fond dedans. Première fois que je voyais le groupe et j’ai personnellement vraiment été surpris, ce qui m’a donné envie de me replonger dans les albums du groupe dès mon retour du festival.

Within Temptation (setlist)Our Solemn Hour
– Stand My Ground
– Forsaken
– What Have You Done
– The Howling
– The Heart Of Everything
– Mother Earth
– Hand Of Sorrow
– Ice Queen

(joss) Quoiqu’on en dise, même au Hellfest, le public pour les groupes à chanteuse est présent en masse. Within Tempation ayant désormais acquis une solide réputation, c’est en toute logique que le public afflue pour leur concert sur la main stage. Comme pour Epica, les photographes présents dans la fosse n’ont qu’une seule cible et cela se comprend après 3 jours à photographier de vilains barbus. Puisqu’on est dans l’aspect visuel, le décor est comme d’habitude soigné avec les Hollandais. Fresque, statues et lampes contribuent à donner une ambiance gentiment gothique à la scène. Pas de grosses surprises sinon concernant leur prestation ; carrée comme d’habitude et avec un excellent son, même si Sharon n’est pas trop en voix ce jour là et peine pour finir quelques notes. La set list est axée en toute logique sur le très moyen dernier album et heureusement avec les meilleurs titre de celui-ci comme What have you done now (avec la voix de Keith Caputo samplée) ou The howling qui passe plus que bien sur scène. On n’évitera pas les incontournables mother earth ou ice queen qui conclut quasiment tous les shows de W.T. Un bon moment si l’on apprécie déjà à la base la musique du groupe.

Kreator

(angrom) Après les rois du thrash US vendredi, voilà les rois du thrash à l’allemande. Je n’avais jamais vu Kreator (pourtant un de mes groupes cultes) en live, et je n’ai pas été déçu. Ayant noyé la main stage sous les fumigènes, il nous faudra quelque temps avant d’apercevoir Mille Petroza émerger de la fumée. Au menu, une setlist « best of » : « Betrayer », « Extreme Aggression », « Pleasure To Kill », « Flag Of Hate »… et deux titres du petit dernier « Suicide Terrorist » et l’éponyme « Enemy Of God »… Du riff, du solo, du jeu de batterie simple et efficace (Ventor m’a beaucoup impressionné), bref de l’efficacité toute germanique pour un set qui atteint son objectif c’est à dire mettre le pit à feu et à sang. Kreator est bel est bien vissé sur le trône du thrash metal, et ce n’est pas encore demain qu’on l’en délogera.

Megadeth (setlist)Sleepwalker
– Take No Prisoner
– Wake Up Dead
– Washington Is Next !
– Hangar 18
– She-Wolf
– Gears Of War
– Tornado Of Souls
– A Tout Le Monde
– Never Walk Alone…A Call To Arms
– Symphony Of Destruction
– Peace Sells
– Holy Wars…The Punishment Due

(joss) Megadeth étant l’un des piliers de mon initiation au métal (avec Maiden et quelques autres), il va sans dire que leur prestation était une des plus attendue du fest pour moi. Bien que le line-up ait pas mal bougé ces derniers temps, Megadeth aura toujours été Mustaine et sa bande donc même si on aurait aimé avoir Marty Friedman sur scène (certainement le plus illustre guitariste que le groupe ait compté) on ne boudera pas notre plaisir de savourer quelques grands titres de la super mort. Et de grands titres il sera effectivement question ce soir avec une set-list alléchante. Rien de moins que 4 extraits de Rust in peace, considéré par beaucoup comme le point d’orgue de leur disco. Bien entendu on aura le droit à quelques titres du moyen United Abomination mais sûrement les meilleurs de celui-ci. De réputation et suite à quelques lives visionnés, je m’attendais à un Mustaine statique et avare en communication. Il n’en fut rien et le rouquin se sera ce soir donné à fond, affichant clairement sa joie d’être présent au Hellfest. Un plus indéniable qui s’ajoute à la qualité du concert. Je passerais donc sur le bonheur de voir le groupe jouer des titres tels que « Peace sells » ou encore « Holly wars » (pendant que la pluie frappe nos visages) et soulignerait l’impeccable prestation des musiciens, notamment Glen Drover qui fera honneur au solos initialement joués par Marty Friedman. Un très grand moment en ce qui me concerne et sûrement pour d’autres aussi à la vue des mines réjouies qui m’entouraient à ce moment-là.

Dream Theater (setlist)– As I Am
– Panick Attack
– Constant Motion
– Dark Eternal Night
– Endless Sacrifice
– Home
– Pull Me Under

(angrom) A l’instar de POS la veille, difficile pour Dream Theater d’évoluer dans un contexte aussi extrême. Sauf que, depuis quelques albums, le combo américain a musclé son jeu et a sorti de ses tiroirs quelques titres bien rentre-dedans. Autant dire que les fans des titres les plus prog du groupe n’ont pas du en avoir pour leur argent, mais il fallait s’y attendre. C’est « As I Am » qui ouvre les hostilités, suivi de « Panic Attack » et son intro de basse démente. Comme un symbole de cette orientation métal, on n’entend pas trop Jordan Rudess, alors que Petrucci a l’un des meilleurs sons de guitare du festival, lourd et clair à la fois. Le groupe présente ensuite deux titres du dernier bébé : « Constant Motion » et « The Dark Eternal Night », eux aussi très énergiques. Un peu de calme avec « Endless Sacrifice » dont l’intro permet de reposer un peu la foule, avant une montée en puissance imparable. C’est par deux classiques que le groupe clôt son set : « Home », issu du mythique Scenes From A Memory et le tube « Pull Me Under » dont certaines parties seront accélérées, dans le but de respecter les horaires. A l’instar du show mémorable du Graspop 2002, DT a montré qu’il pouvait avoir tout à fait sa place dans une affiche très métal (entre Megadeth et Emperor, excusez du peu), et pouvait à cette occasion convaincre un autre public que ses fans habituels.

(jonben) C’est vrai que j’ai bien été étonné
par Dream Theater, peut-être le meilleur son du festival, d’autant qu’ils n’ont
joué que des morceaux bien percutants, sûrement pour coller avec le reste de l’affiche du festival.
Et puis quels zicos! Faut avouer que certains solos auraient pu paraître un peu longuets mais Portnoy
assurait tellement bien derrière les fûts que s’en était bluffant.

Dommage qu’on soit parti avant la fin pour se positionner idéalement pour Neurosis.

Neurosis (setlist)– Given To The Rising
– Burn
– At The End Of The Road
– To The Wind
– Distill (Watching The Swarm)
– Water Is Not Enough
– The Doorway

(jonben) Enfin un des concerts que j’attendais le plus du festival, après avoir vu un Neurosis ayant repris du poil de la bête lors de leur prestation au Roadburn festival en avril dernier. Ceci sûrement grace à leur dernier album, un Given to the rising intense et puissant, qui rend particulièrement bien sur scène, en témoigne l’introductif « Given To The Rising » qui nous mis directement dans l’ambiance de ce qui sera la grande messe du Hellfest.

Alors que la journée fut assez clémente, la pluie commencera à s’abattre au début de leur set, et tombera tout du long, parfois dans de fortes averses, mais contrairement à ce qu’on aurait pu penser, cela contribua s’autant plus à instaurer une atmosphère bien particulière, une sorte de période hors du temps et de l’espace dans le noir, où la sensation de pluie est masquée par le son. Un son massif, épais, puissant mais clair s’échappe de la scène plongée dans la pénombre vers un public impassible en transe. Derrière les 5 musiciens, des vidéos projetées participent, gérées par le 6ème homme du groupe. Toujours les mêmes visuels inquiétants diffusés en boucle, les loups courent, les chevaux galopent à l’infini. Les morceaux s’enchaînent entre titres percutants et plus ambiants, avec toujours la même maîtrise impressionnante de la scène, les voix de Steve Von Till et Scott Kelly, possédés, ne se feront entendre que pour annoncer l’apocalypse et laissèrent une foule exsangue, recevant des vagues de violence à perdre haleine. L’émotion est à son comble sur un « To The Wind » angoissé.

Neurosis n’ont décidément pas volé leur statut et leur réputation et la rareté de leurs concerts n’est pas la raison de l’engouement qu’ils attirent car leur set ce soir là était certainement un des meilleurs concerts du festival.

Emperor (setlist)– Into the infinity of thoughts
– The burning shadows of silence
– Cosmic keys to my creations and times
– An elegy of Icaros
– Curse you all men!
– In the worldless chamber
– The Majesty of the nightsky
– The loss and curse of reverence
– Thus spake the nightspirit
– With strength I burn
– Inno a satana
– I am the black wizard
– Ye entrancemperium

(angrom) Outre le coté mythique de la reformation, ce concert m’a laissé pantois. Je crois que je n’ai jamais vu un groupe de black aussi impressionnant sur scène. Alors évidemment, connaissant les titres par cœur, c’est un peu plus facile, mais Ishan et sa bande incarnent le black metal comme personne, sans maquillage, sans artifices, sans fioriture, l’ambiance est là, point. Le contraste avec Immortal, par exemple, est saisissant. Gros moment d’émotion pour ma part sur « With Strength I Burn », sans doute mon titre préféré d’Emperor. Ce concert est aussi l’occasion d’entendre pour la première fois un titre de Prometheus : « In The Wordless Chamber ». Le groupe achève une prestation (trop courte) par « Ye Entrancemperium », et laisse sur le cul une bonne partie du festival. Encore quelques jours après, ce concert me reste dans la tête comme un moment mémorable, de ceux que l’on oublie pas …

Vous l’aurez compris à la lecture de cet article, le Hellfest cette année a réuni une série de groupes excellents pour ce qui fut 3 jours de concerts de qualité quels que soient les styles abordés, dont certains franchement mémorables pour chacun d’entre nous selon nos préférences musicales. Certainement que des conditions climatiques plus estivales et une organisation prévoyante auraient donné un festival tout simplement phénoménal, il n’y a plus qu’à espérer que ces 2 aspects cumulés à une affiche aussi (si ce n’est encore plus) ultime fasse de la prochaine édition du festival une réussite à tous les niveaux.

Reportage de France3 :
http://www.youtube.com/watch?v=PwA8oFVmvzI


Merci à Spirit (www.bspix.fr) pour ses photos.

jonben

Chroniqueur

jonben

Krakoukass et moi avons décidé de créer Eklektik en 2004 suite à mon installation à Paris, alors que disparaissait le webzine sur le forum duquel nous échangions régulièrement, ayant tous deux un parcours musical proche entre rock et metal, et un goût pour l'ouverture musicale et la découverte perpétuelle de nouveautés. Mes goûts se sont affinés au fil du temps, je suis surtout intéressé par les groupes et styles musicaux les plus actuels, des années 90s à aujourd'hui, avec une pointe de 70s. J'ai profité pendant des années des concerts parisiens et des festivals européens. J'ai joué des années de la guitare dans le groupe Abzalon. Mes styles de prédilection sont metal/hardcore, death technique, sludge/postcore, rock/metal prog, avec des incursions dans le jazz fusion et le funk surtout, depuis une île paumée de Thaïlande. 

jonben a écrit 497 articles sur Eklektik.

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14 Commentaires

  1. totoro says:

    Excellent compte rendu!!!
    Tout y est , l’ambiance, les couacs de l’orga (mais pas de quoi mettre le moral en berne) et surtout les concerts magiques d’Emperor, Megadeth, Moonspell, Neurosis, Converge, Machine Head et tant d’autres!
    Bonne idée les vidéos, good, very good job!!!

  2. damien luce says:

    Beau boulot les gars, pour ma part premier fest et je dois avouer que malgré la pluie et les conditions particulière de l’organisation je me suis bien éclaté !!!
    Le concert qui restera à jamais marqué dans mon esprit est celui de Neurosis… Impressionnant de lourdeur… voilou !!!

  3. Joss says:

    En tout cas bravo Jonben pour la mise en forme. Le coup des set list et l’affichage des photos rendent vraiment bien.

  4. SagresMetal says:

    Super report pour un festival. Généralment c’est un peu chiant à lire vu la quantité de groupes mais la c’est fait de maniere simple et clair tout en étant précis. Bravo à l’équipe.

  5. Zurb says:

    bon boulot, le report est vraiment très clair et plaisant à lire. C’est pas toujorus le cas chez les autres…

  6. AlCheMist says:

    Bravo les gars, c’est du complet ! Pas tout lu (Faut pas déconner non plus…) mais les articles de Joss correspondent peu ou prou aux groupes que j’aurais apprécié entendre. Jonjon, fais attention certaines tournures de phrases sont quelque peu bou(s)euses tout de même… LOL Sinon Joss, t’avais un pass-photo ou un méga-zoom ? Chouettes photos ! Marrant le contraste entre les ressentis de Krakou et Florent par rapport à Kickback. Sinon oui, Dave Mustaine s’est acheté une présence scénique et un charisme depuis quelques temps, il n’y qu’à voir l’excellent ‘That one night’ bien au chaud dans son canapé, comme un tapette de métalleux, trop frileux pour aller se traîner dans la boue pendant 3 jours. J’suis trop vieux pour ces conneries !

  7. Joss says:

    Zoom + pass ;-)

  8. Crusto says:

    Thanks Pilou pour le report!
    L’année prochaine c’est Danish qui y joue :P

  9. Ayesta! says:

    Excellent report … bravo et geeeeuuuuarghhhh à vous!

  10. chachou-nemesis says:

    et le set de children il est ou???

  11. Musicmania says:

    Wow, super compte rendu, dans l’ensemble je suis assez d’accord avec vous! Malgrè la pluie, la boue, y’a pas à dire ce festoche était vraiment mémorable! Et puis bon au moins on a pu dire qu’on a vécu de façon rock’n’roll pendant trois jours ;)

  12. dark hypp says:

    Bon report collectif
    et superbes photos!

  13. Gothenburg says:

    Merci pour ce sympathique live report.

  14. iPee says:

    Bouhouhou toujours pas la setlist de Children of Bodom :(
    En tout cas excellent travail d’analyse de votre part même si KoRn c’est quand même des en**lés !
    Bonne continuation !

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