Testament – Dark roots of earth

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Style: Thrash metalAnnee de sortie: 2012Label: Nuclear Blast

Récemment émoustillé par la claque grecque Suicidal Angels (chronique de Bloodbath), j’ai accueilli l’annonce d’un nouveau Testament avec une particulière avidité… et un peu de malice, il faut bien l’avouer. La joue des valeurs sûres allait-elle pouvoir retrouver ses couleurs d’origine rapidement ou bien faudrait-il appliquer un baume réparateur ?

Tous les espoirs étaient permis à l’écoute du premier titre lâché en pâture aux impatients ; « True american hate » a en effet eu le mérite d’attiser un peu plus mon envie de voir les Américains donner du fil à retordre à la nouvelle garde. Le groupe laissait envisager un retour à l’inspiration des belles années.

Ce sentiment n’a pas été mis à mal après 2 ou 3 passages complets sur la platine. Le flamboyant « Native blood » ou le très heavy « Dark roots of earth » ne peuvent que ravir les fans les plus exigeants. De plus, il me semble que Skolnick est enfin à sa place depuis son retour, ces soli me donnent moins l’impression de dire « eh les gars je suis revenu, regardez un peu comment j’assure » comme ça pouvait être le cas sur Formation of damnation. L’entité Testament sonne plus cohérente.

Dark Roots of Earth est-il pour autant l’album qui mettra tout le monde d’accord en 2012 ?

Si l’on regarde dans le rétroviseur, il serait presque malhonnête d’attendre de l’exceptionnel après 25 ans de carrière et 9 albums studio. Car les vétérans américains n’ont pas attendu le récent revival thrash pour continuer de porter haut l’étendard. Pour autant, je suis bien obligé de reconnaître qu’il manque à Dark roots une ou deux véritables tueries qu’on élèverait sans peine au rang de classiques thrash pour les années à venir. La ballade « Cold embrace » aurait dû être grandiose et n’est « que » très bonne, « Man kills mankind » est beaucoup trop classique et décolle à peine. Cette tendance est d’ailleurs de plus en plus perceptible sur la deuxième moitié de l’album au fil des écoutes.

Au final, un sentiment un peu mitigé donc : l’album est franchement plus intéressant que son prédécesseur ; pour autant, j’aurais vraiment aimé avoir affaire une boucherie et exhorter le monde entier à s’agenouiller. Je ne peux, et c’est déjà pas si mal, que l’inviter à faire preuve de beaucoup de respect.

Tracklist :
1. Rise Up
2. Native Blood
3. Dark Roots of Earth
4. True American Hate
5. A Day in the Death
6. Cold Embrace
7. Man Kills Mankind
8. Throne of Thorns
9. Last Stand for Independence

A noter qu’il existe une version limitée comportant une reprise de Queen (« Dragon Attack »), une reprise d’Iron Maiden (« Powerslave »), une reprise de Scorpions (« Animal Magnetism ») et une version longue de « Throne of thorns ». Les 3 reprises sont très bien travaillées, elles s’intègrent bien au reste de l’album.

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

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2 Commentaires

  1. Angrom angrom says:

    Je suis pour ma part un peu mitigé. Quelques bons titre mais l’album est trop long est du coup perd en intensité. Les reprises n’apportent pas grand chose au disque, tout comme la version longue de « Throne of thorns ». Au final ce n’est pas un mauvais disque mais je ne pense pas qu’il tournera souvent

  2. Angrom angrom says:

    Une écoute supplémentaire un peu « à froid » confirme mon avis. Certains titres sont énormes « True American Hate », en premier lieu , mais un peu trop de remplissage à mon gout… dommage

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