Mord’A’Stigmata – Ansia

Pas de commentaires      1 516
Style: black metal experimentalAnnee de sortie: 2013Label: Pagan RecordsProducteur: Dominik Burzym

Formé en Pologne en 2004, Mord’A’Stigmata a déjà sorti deux albums par le passé: Überrealistic (2008) et Antimatter (2011). Pour leur nouvel album intitulé Ansia, le groupe tend à conserver cette envie de sonner différent des autres groupes de metal extrême. Pour ce faire, il emprunte de nombreux éléments à d’autres styles et les assimile parfaitement à son black metal (sludge, doom, shoegaze, quelques discrètes touches d’electro…).

Ansia débute par le gros morceau de l’album: Inkaust qui, du haut de son quart d’heure, est particulièrement représentatif de la « touche Mord’A’Stigmata« : d’une introduction typiquement black metal, ce titre évolue peu à peu vers quelque chose de plus lourd et d’hypnotique, baigné d’une atmosphère étouffante telle un Leviathan qui jammerait avec Breach. Shattered Vertebrae of the Zodiac démarre sous les mêmes auspices, avec même un peu plus d’agressivité. Cependant, le break post-rock à mi-course se révèle un peu décevant. Certes les bruitages expérimentaux l’accompagnant (et finissant par le recouvrir) sont intéressants, mais cela traine un peu en longueur et il manque un petit quelque chose pour vraiment marquer. Heureusement le riff final bien massif redonne un peu de peps.

Pregressed poursuit d’abord avec cette revisite du postcore instrumental pendant un peu moins d’une minute avant de partir sans transition en plein milieu d’une atmosphère minimaliste lugubre. Les instruments reviennent à la faveur d’un sludge instrumental, laissant pour impression que le black metal est passé à la trappe. Mais la voix arrachée d’Ion, le chanteur/bassiste, revient pour mieux contredire nos premières impressions pour accompagner un morceau mid-tempo à l’atmosphère dissonante ponctuée de multiples cassures.

Mord’A’Stigmata semble s’amuser à dérouter l’auditeur. Le groupe polonais ne souhaite pas se restreindre à des schémas musicaux préconçus, ni se mettre de limite. Praefatio Pro Defunctis brouille à nouveau les pistes grâce à une entame étrange, un arpège répétitif englobé d’une ambiance science-fiction. Cet enrobage s’estompe petit à petit au profit de la batterie puis du reste de la rythmique pour donner un titre puissant quelque part entre Nachtmystium et Wolves in the Throne Room. Enfin, le morceau-titre Ansia termine l’album avec une courte ambiance, à la fois paisible et étrange, devenant progressivement stridente.

Bref, Ansia est vraiment une expérience particulière et sacrément exigeante. Mord’A’Stigmata ouvre une infinité de pistes au fur et à mesure des morceaux, pistes s’éclairant et/ou se brouillant au fur et à mesure des écoutes. En cinq titres, les polonais mêlent diverses atmosphères, qu’elles soient agressives, lourdes ou psychédéliques. Il flotte sur cet album un parfum d’étrange renforçant l’intérêt de l’auditeur. Une curiosité à découvrir !

  1. Inkaust
  2. Shattered Vertebrae of the Zodiac
  3. Pregressed
  4. Praefatio Pro Defunctis
  5. Ansia

Bandcamp
Facebook

beunz
Up Next

Du meme groupe

Groupes cités dans la chronique

Vous pourriez aussi apprécier

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *