De/Vision – Popgefahr

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Style: synthpopAnnee de sortie: 2010Label: Popgefahr Records

Honte à vous ! Oui, honte à vous, si vous n’avez jamais entendu parler de De/Vision ! Honte à vous si vous avez l’intégrale de Depeche Mode et que vous n’avez jamais prêté la moindre attention à ces Allemands !

Ah merde tiens, ça me dégoûte ! J’ai même pas envie de la continuer cette chronique !

(vazy fait pas chier lui, finis c’que t’as commencé, enculé !)

Hum, bon ok, votre enthousiasme communicatif me réconcilie avec mes congénères ignorants, je continue.

Une rapide bio ? Après une courte période à 4, le groupe est un trio jusque fin des 90’s. Depuis, on a affaire à un duo.

Voilà.

On passe à la musique ? Cet excellentissime Popgefahr est leur 12ème album studio (le premier date de 1994) ; et clairement l’un de leurs meilleurs pour qui affectionne chez eux leur savoir-faire en matière de machines à surchauffer les dance-floor. Parce que cet album est plein jusqu’à la gueule de tubes. Impossible de ne pas voir en ce dernier un incontournable du genre qu’on ne peut pas contourner.

Mais je vous vois venir, mécréants incultes. Votre serviteur en train de faire le foufou sur un dance-floor ? Z’êtes pas un peu dingos ? Vous me voyez en train d’écouter de la musique dont le seul intérêt est de se retrouver la main dans la culotte d’une pouffiasse qui suce les pastilles d’ecsta comme elle sucerait… autre chose que la pudeur m’interdit de nommer ?

Un peu de sérieux ne nuirait pas à votre esprit étriqué.

Non, je ne danse pas ; et pourtant j’adore De/Vision et particulièrement ce Popgefahr (à peu près autant que Void et 6 feet underground). Ces types ont la classe, leur musique a la classe, leurs fans ont la classe, leurs chroniqueurs ont la classe.

Leur talent pour nous pondre des titres appréciables dès la première écoute et qui encaissent le mode replay sans sourciller, s’il est rarement remis en cause, me semble particulièrement insolent avec ce nouvel album. Y’a rien à jeter, désolé pour la banalité de la formule mais elle est on ne peut plus vraie donc je ne vais pas m’emmerder à en trouver une autre (je suis déjà bien sympa de mener à terme cette chronique).

Malgré tout, je ne résiste pas à l’envie de mettre en lumière certains titres : le judicieux « Mandroids », l’imparable « Time to be alive » (bon j’avoue, il m’est même arrivé de remuer – avec grâce – mon séant en écoutant cette bombe) ou le superbe (mon titre préféré ?) « Until the end of time ».

Et que dire de la voix de Steffen Keth… clairement l’une des plus belles voix du genre depuis des années ; et ça n’est pas 2010 qui viendra la détrôner.

Moins « complexe » que la bande à Martin Gore, plus mélancolique qu’And One, la synthpop de De/Vision a droit à toute votre attention. Ah non pardon, on me souffle une modification : votre attention a le devoir de se consacrer à Popgefahr et, plus généralement, à De/Vision.

tracklist :

01- mAndroids
02- Rage
03- What Love Is All About?
04- Time To Be Alive
05- Plastic Heart
06- Be A Light To Yourself
07- Ready To Die
08- Flash Of Life
09- Twisted Story
10- Until The End Of Time

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Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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2 Commentaires

  1. gemini_com says:

    J’ai adoré aussi, meilleur et plus concis que le précédent Noob mais toujours derrière Subkutan qui était encore + dansant (trance) et parfois + expérimental dans les sons. Mlagré il reste dans le haut du panier suivi de près par les Ecossais de Mesh (dont la chanteur s’inspire plutôt de M Gore)

  2. FFKR says:

    Excellente chronique pour un excellent album.
    Puis pour faire suite a Gemini, Mesh viennent de Bristol, sud ouest de l’Angleterre. :-)

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