Scáth na Déithe – Virulent Providence
Chronique du Moment Black/Death Atmosphérique

Scáth na Déithe – Virulent Providence

beunz
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Auteur
21 février 2023
il y a 3 ans
3,696 vues
Année de sortie
2023
Note

Auteur de l’excellent The Dirge Of Endless Mourning il y a quasiment trois ans, Scáth na Déithe fait enfin son retour mais cette fois sous la forme d’un one-man band. En effet, Cathal Hughes est désormais seul aux commandes du projet, l’occasion pour l’irlandais de mettre réellement tout ce qu’il souhaite, tant sur le plan […]

Scáth na Déithe – Virulent Providence

Auteur de l’excellent The Dirge Of Endless Mourning il y a quasiment trois ans, Scáth na Déithe fait enfin son retour mais cette fois sous la forme d’un one-man band. En effet, Cathal Hughes est désormais seul aux commandes du projet, l’occasion pour l’irlandais de mettre réellement tout ce qu’il souhaite, tant sur le plan musical qu’au niveau des visuels (superbes, il faut dire que le gaillard est responsable de l’identité visuelle de son label Vendetta Records). Virulent Providence se présente comme un double bloc de quasiment vingt minutes chacun, un format qui a de quoi impressionner de prime abord mais qui envoûte sans trop d’effort.

Car Scáth na Déithe met dans ces deux titres fleuves énormément de détails. Conservant sa dualité black et death metal (bien que ce dernier style soit un peu amenuisé ici) sur fond de production plutôt raw, ce nouvel album est d’une incroyable richesse grâce à un boulot sur les atmosphères immersives. D’attaques frontales en transitions plus paisibles en apparence (qu’on peut aisément considérer comme post-metal), les constructions de ces deux ambitieux monolithes sont traitées avec grand soin, si bien que leur fluidité permet de rester complètement alerte durant ces quarante minutes.

Dans la lignée du précédent album au niveau de la force émotionnelle dégagée, Virulent Providence tend à même le surpasser grâce à ses atmosphères où les mélodies (parfois relevées de discrets claviers) ne sortent jamais sans le lugubre et la rugosité. L’expérience se vit sous état d’hypnose malgré les spasmes, la lourdeur et le format « non accessible » de l’album. Somptueux.

  1. Virulent Providence Part I
  2. Virulent Providence Part II

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

black/death atmosphérique
beunz

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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