Dark Fortress – Ylem

Pas de commentaires      1,242
Style: black metalAnnee de sortie: 2010Label: Century Media

Je l’avoue, même si je l’avais noté correctement Eidolon le dernier album en date de Dark Fortress ne m’a, avec le recul pas autant emballé que ca, je crois ne plus l’avoir écouté depuis ma chronique… C’est dire… Du coup la sortie d’ Ylem n’a pas été forcément synonyme de jour de fiesta a la casa. Trainer les pieds, bouder, justifier une envie de choses plus calmes, j’aurais tout essayé et finalement la curiosité aura fait le reste.

Alors que s’est-il passé chez nos petits allemands depuis 2 ans, pas grand-chose je dois admettre. Du coup on s’attend à la même chose que pour Eidolon un album sympa sans plus. La surprise n’en est que plus savoureuse.

Parce que oui, surprise il y a. Depuis la sortie de l’album il se passe rarement un jour (allez disons une semaine) sans que l’envie de me mettre un petit Ylemdans les feuilles ne se fasse sentir. Alors que s’est-il passé depuis 2 ans pour que mon avis change de la sorte. Je ne sais pas et ma conscience professionnelle ne m’a même pas fait retourner vers Eidolon pour la rédaction de ce papier. Pas envie vous voyez…

En tout cas dès l’ouverture de l’album et son tonitruant « Ylem » on est convaincu. Ça blast, ça ralenti, ça joue malin et ça fait un bien fou. Autre point qui me tient à cœur en ce moment la non-utilisation du thème « Satan est mon maître ». Sans déconner y en a marre de ces conneries à la fin. On dirait que pour faire du black on est obligé de faire son grand méchant sataniste. Ici on parle d’apocalypse (bon ok c’est pas le monde des Bisounours faut quand même pas déconner) mais le concept à l’air particulièrement fouillé et à écouter l’interview du chanteur et auteur du concept ça a l’air travaillé. Je tenais à la souligner en ces temps de crise.

Bref Dark Fortress fait ce qu’il fait le mieux, du Dark Fortress (sans déconner ?), un black mélodique aux rythmiques tantôt lentes tantôt furieuses. Les claviers sont discrets et servent le concept spatial du groupe sans tomber dans la grandiloquence d’un Dimmu Borgir par exemple. La batterie est quant à elle bien curieuse. Sur plusieurs morceaux dont le second on a un mid tempo blasté. Je n’avais jamais entendu ça et on a l’impression (sans doute réelle pour le coup) qu’il y a deux pistes de batterie en même temps. Original.

Et le morceau 5 passe. Et là c’est le drame. Dark Fortress ne fait donc pas que du Dark Fortress. On s’aventure dans des voix claires dans un registre limite progressif que le groupe ne quittera pas jusqu’à la fin de l’album. La surprise est grande, mais qu’elle est belle. La voix claire est parfaitement maîtrisée elle ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe lors de son intervention, elle s’intègre parfaitement dans le propos du groupe. Evenfall s’en trouve par la même occasion être le meilleur morceau de l’album. Sautons directement à Wraith pour évoquer le véritable bouquet final de cet album en guise de surprise ultime. Dark Fortress passe à une espèce de chanson en voix claire qu’on croirait sortie d’un vieil album de Prog voir même de heavy métal. On touchera un petit mot de la reprise de Sycamore Trees de Twin Peaks. Curieuse… Etonnante.

Etonnant c’est bien le terme qui ressort de cette livraison 2010 de Dark Fortress. En proposant une première moitié classique et une deuxième moitié d’album totalement novatrice Dark Fortress prend le risque de déboussoler mais qu’importe, le groupe évolue, va plus loin qu’un simple Eidolon 2 qui semblait pourtant s’annoncer en début d’album. Quiconque n’écoutera que le début de l’album aura manqué ce qui fait de ce disque un excellent album. Pas de bol.

  1. ylem
  2. as the world keels over
  3. osiris
  4. silence
  5. evenfall
  6. redivider
  7. satan bled
  8. hirudineans
  9. nemesis
  10. the valley
  11. wraith
  12. sycamore trees (bonus track)

Du meme groupe

Groupes cités dans la chronique

Vous pourriez aussi apprécier

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *