Horrendous – The chills

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Style: death old school Annee de sortie: 2012Label: Dark descent records

Alors que je n’avais pas été transcendé par les 2, 3 écoutes que j’avais accordées début 2012 au premier album de Horrendous, j’avoue avoir été poussé à persévérer au vu des nombreux échos positifs reçus dans les milieux autorisés.

Honnêteté intellectuelle ? Suivisme ? Je vous laisse juge de mon attitude mais sachez que quoiqu’il arrive je ne mettrai pas genou à terre !

3 ans après leur première démo Sweet blasphemies, c’est – excusez du peu – sur l’incontournable label Dark Descent qu’on retrouve ce premier album. Les fins limiers auront déjà une petite idée de ce que réserve le trio américain, Dark Descent n’étant pas vraiment connu pour signer des petits bras qui n’ont pas pour première motivation de nous coller une bonne mandale.

Le mélange Entombed, Dismember, Asphyx, Autposy s’il avait tout au départ pour me plaire, n’a, comme je le disais ci-avant, pas su me conquérir. Était-ce dû au contenu même de The chills ou à un manque ponctuel de réceptivité de ma part ?

Le travail de réécoute ayant été studieux, je répondrai par ce qui s’apparentera peut-être à une pirouette normande : un peu des 2.

Ayant des goûts très variés, je fonctionne par période : quand The chills a débarqué, ça n’était pas ma période death metal old school. La qualité de l’album n’a pas réussi à ce moment-là à m’entraîner sur sa route. Ce simple fait m’a amené à penser, en lui faisant retrouver le chemin de la platine, que je n’avais pas affaire à un chef d’œuvre. Car ça n’en est effectivement pas un même si certains titres (« The womb » en tête) sonnent comme des classiques du genre.

Le plus remarquable chez Horrendous, c’est cette faculté à manier aussi bien les passages furieux aux relents thrashisant (« Fleshrot ») et les passages atmosphériques à la old Amorphis (« Fatal dreams ») ou des ambiances black/dark Dissectioniennes (« The somber »). Le point d’orgue de ce savoir-faire est le conclusif et poignant « The eye of madness ».

Contrairement à une horde de jeunes old schooleurs, Horrendous ne se contentent pas de rendre hommage pendant près de 45 min aux grands noms du death suédois. Ils tentent de lui redonner vie. Le boulot n’est pas juste fait proprement. Il est fait intensément. Les vocaux sont le parfait mélange entre ceux de Schuldiner, ceux de Tardy et ceux de Van Drunen. Ça racle sec, quoi. Le jeu de Jamie Knoxx, batteur de son état, est lourd et flamboyant. Le son de gratte, quant à lui, est ciselé, précis, gras et profond.

De tout ceci, il résulte qu’on tient là quelque chose qui pourrait s’avérer exceptionnel avec le prochain album si Horrendous parviennent à monter la barre (un peu) plus haut en évitant quelques longueurs.

 http://www.youtube.com/watch?v=pzPm_DCRQiQ

Tracklist :
1. The Womb
2. Ripped to Shreds
3. Altars
4. The Somber (Desolate Winds)
5. Fleshrot
6. The Ritual
7. Fatal Dreams
8. Sleep Sickness
9. The Eye of Madness

 

http://www.facebook.com/HorrendousDeathMetal

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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Commentaire

  1. heavydevy says:

    Bonne chronique comme dhab. Comme toi, j’ai pas été submergé aux premières écoutes, le déclic s’est fait un peu plus tard. Je le rode seulement maintenant mais c’est sur que dans le genre ‘revival’ death old school, c’est de loin un des meilleurs albums que j’ai entendu ! J’attends la suite avec beaucoup de curiosité.

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