Primitive Man – Scorn

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Style: sludge/doomAnnee de sortie: 2013Label: Throatruiner Records

Vous vous souvenez sûrement de Clinging To The Trees Of A Forest Fire, auteur l’an dernier d’un terrifiant split en compagnie de nos brutaux noisecoreux nationaux Nesseria. Eh bien figurez-vous que le « funeral grind » ne suffit plus à leur brailleur, ainsi on retrouve là dans ce nouveau projet une volonté de ralentissement de tempo et de lourdeur doooomesque. Bref, même si ça annonce une filiation sonore plus ou moins directe à CTTTOAFF, nous voilà là avec un nouveau groupe: Primitive Man, toujours chez Throatruiner.

La lenteur et la lourdeur, il leur faut donc bien ça pour débuter l’album. Le morceau-titre d’ouverture ne fait pas les choses à moitié: 11 minutes d’entrée de jeu, ça calme direct. Mais ces longues minutes remplissant pourtant très bien le cahier des charges en matière de coups de boutoir et de dissonances gluantes ne surprennent pourtant pas totalement. Les riffs sont plombés, les litanies du chanteur rocailleuses comme il faut aussi,  une atmosphère malsaine et oppressante se joint à la lente agonie déployée par le groupe. Tout est dit dans ce titre, cette douloureuse descente aurait pu se poursuivre dans la même optique dans les autres titres de cet album mais non. Entrecoupée de quelques fulgurantes accélérations grindy façon Today Is The Day ça et là, puis plus tard de dissonances noisy-industrielles lors d’interludes (I Can’t Forget, Black Smoke) plutôt dispensables (vas-y elles cassent un peu l’ambiance quoi !), Primitive Man semble davantage trouver son compte dans les morceaux-fleuves à l’eau plus très claire.

A l’instar d’Antietam dans laquelle le groupe installe donc une atmosphère particulièrement boueuse et sale, on reste alors un peu sur notre faim vu que Scorn est déjà passé par là. On s’embourbe donc sans nos bottes en caoutchouc dans ces longueurs répétitives avec le groupe et on en ressort les pieds pas si crottés que ça curieusement. Pourtant le malaise est présent, bien aidé par une production assez poisseuse, mais celui-ci possède un effet moindre que, au hasard, les derniers This Gift is a Curse ou The Body qui, dans ce même registre sludgy/doomy (ou pas tout à fait), parviennent à maintenir la pression sur l’auditeur sans jamais relâcher la bride. Scorn, malgré d’excellents passages commençant à faire apparaitre quelques sueurs froides à l’auditeur, ne les garde finalement que tièdes, la faute à ce manque de liant.

On n’a malheureusement pas l’album foutant les jetons auquel on s’attendait, juste un album à l’ambiance rampante et plutôt cracra pas loin, vraiment pas loin, de faire mouche. La prochaine fois ? Amateurs de Grief, Thou et autres Khanate, vous pouvez tout de même vous risquer à vous aventurer dans ces marécages nauséabonds…

  1. Scorn
  2. Rags
  3. I Can’t Forget
  4. Antetiam
  5. Black Smoke
  6. Stretched Thin
  7. Astral Sleep

Bandcamp (streaming)
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beunz

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