Monolithe – Okta Khora

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Style: doom/death spatialAnnee de sortie: 2020Label: Les Acteurs de L'Ombre Productions

Groupe bien connu de la sphère doom, Monolithe a déjà presque vingt ans au compteur et n’en a pas pour autant perdu sa flamme créatrice, la preuve avec ce Okta Khora qui n’est autre que son huitième album. Le chiffre huit qui est d’ailleurs l’élément central de ce nouvel opus: il y a huit titres, chacun dure 8 minutes 8 secondes ou bien 4 minutes 4 secondes (et même avec des variantes), et sa durée est de 48 minutes ! Outre l’aspect mathématique qui attire déjà l’intérêt, la thématique va encore plus loin puisqu’elle nous narre l’histoire d’une civilisation extra-terrestre souhaitant ramener l’univers à son chaos primordial dans sa « huitième croisade ». Un inspiration conceptuelle originale (même si Dysylumn l’a aussi traitée) allant de pair avec un doom atmosphérique à l’ambiance forcément spatiale.

Une approche assez différente de celle qui émanait de Nebula Septem (2018), précédent album qui se démarquait par ses passages psychédéliques 70’s. Ici point de tout ça, on embarque dans un vaisseau pour un tour dans l’espace à l’atmosphère tout de suite très planante (« Okta Khora (Part 1) », ouverture instrumentale faisant scintiller les étoiles observées depuis le hublot. L’aspect doom revient dès le titre suivant « Onset Of The Eighth Cycle », à l’ambiance quasi funeral doom bien pesante soutenue par un synthé provoquant paradoxalement un aspect aérien dans l’esprit de leur thématique, la mélodie est en tout cas très prenante, rappelant du vieux Swallow The Sun ou du Ahab. « Dissonant Occurrence » part ensuite de manière plus rythmée, presque mélodeath avant de nous offrir un break somptueux où la grosse voix se mute en chant clair (un brin trafiqué) tandis que la suite, plus progressive, se rapproche d’Opeth.

Puis le diptyque « Ignite The Heavens » vient surprendre son monde, proposant deux instrumentaux épiques et dissonants, rendant le voyage plus chaotique que prévu avec ces violons et saxos (en final de la seconde partie). « The Great Debacle » nous ramène dans le doom atmosphérique avec cette gestion pesanteur/élévation ultra prenante. « Disrupted Firmament » confirme cette impression en ajoutant du chant clean et un solo d’une grande pureté avant que la seconde partie de « Okta Khora » ne termine le voyage par un instrumental bien classe.

A l’image de cette conclusion, Okta Khora dégage une véritable ambiance cinématographique, comme quoi doom et science-fiction peuvent cohabiter ensemble et renouveler les sensations de l’écoute d’un disque. Une superbe expérience.

  1. Okta Khora (Part 1)
  2. Onset Of The Eighth Circle
  3. Dissonant Occurrence
  4. Ignite The Heavens (Part 1)
  5. Ignite The Heavens (Part 2)
  6. The Great Debacle
  7. Disrupted Firmament
  8. Okta Khora (Part 2)

beunz
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