Death Goals – The Horrible And The Miserable
Chronique du Moment Screamo/Hardcore Chaotique

Death Goals – The Horrible And The Miserable

beunz
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Auteur
9 juillet 2021
il y a 5 ans
3,770 vues
Année de sortie
2021
Note

Originaire d’Angleterre, Death Goals est un jeune groupe qui a débuté ses activités par un split en 2017 avec les excellents Pupil Slicer. Comme chez ces derniers, le duo Harry Bailey/George Milner apprécie mettre des nerfs, de la violence et de la complexité dans sa musique. A mi-chemin entre screamo et hardcore métallisé à tendances […]

Death Goals – The Horrible And The Miserable

Originaire d’Angleterre, Death Goals est un jeune groupe qui a débuté ses activités par un split en 2017 avec les excellents Pupil Slicer. Comme chez ces derniers, le duo Harry Bailey/George Milner apprécie mettre des nerfs, de la violence et de la complexité dans sa musique. A mi-chemin entre screamo et hardcore métallisé à tendances chaotiques, The Horrible And The Miserable déverse en quelques vingt-trois minutes, un premier album particulièrement secoué.

Au vu de son titre, les lyrics sont ici plutôt pessimistes concernant l’existence en général, le duo traite aussi, non sans ironie de son appartenance à la communauté LGBTQ+ sur des morceaux comme « Helen Keller Is Teaching Me How To Talk To Boys » ou « Gender Traitor ». Bref, de quoi interpeler en plus de leurs assauts soniques allant parfois taper bien fort (« Car Crash Romance » ou « Shrike », parmi les titres les plus virulents), tandis qu’à d’autres moments, c’est leur fibre plus émotionnelle qui vient prendre les devants (la partie chantée de « Nothing Left To Give »).

N’hésitant pas à aller puiser des influences dans la scène metalcore/post-hardcore du début des années 2000 (le morceau-titre rappelant un Beecher qui aurait décidé de caler quelques breakdowns en final) voire post-punk (l’enchaînement « Exit Wounds »/ »A Different Type Of Headache »), Death Goals va où bon lui semble et retombe toujours sur ses pattes quel que soit son angle d’attaque. Bref, le genre d’album frais et bien garni qui fait que de multiples écoutes ne lasseront pas. Recommandé aux amateurs d’expériences chaotico-cathartiques, par exemple les amateurs de For Your Health et de The Chariot qui devraient ici facilement succomber.

  1. Defenstration
  2. Misery
  3. Helen Keller Is Teaching Me How To Talk To Boys
  4. Car Crash Romance
  5. Shrike
  6. Exit Wounds
  7. A Different Type Of Headache
  8. The Horrible And The Miserable
  9. OK/SAD
  10. Gender Traitor
  11. Nothing Left To Give

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

screamo/hardcore chaotique

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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