To-mera – Transcendental

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Style: metal progressifAnnee de sortie: 2006Label: Candlelight

Julie Kiss ? C’est une nouvelle star du porno ? C’est son vrai nom de famille ou un pseudo aguicheur ? J’opte pour la deuxième solution et je suppute que son véritable nom, d’origine hongroise, devait être moins… bandant ? Remarquez, s’appeler Kiss c’est jolie, c’est mignon, c’est pas comme si elle s’était appelé Blow Job ou euh… Bref, calmons nous un peu, il y a des enfants qui nous lisent. Notre Julie en question a créée To-Mera après son départ du groupe hongrois Without Face ou elle assurait le chant. La première personne qu’elle a recrutée est Lee Barret, un ancien membre d’Extreme Noise Terror, qui tient ici la basse. Mais Lee a aussi travaillé pour le défunt Elitist Records, on lui doit également les signatures d’Emperor et d’Opeth chez Candlelight Records.

Malgré le fait d’avoir en son sein une fort jolie donzelle au nom coquin, To-Mera ne fait en aucune manière du gothopouf metal comme on pourrait le penser de prime abord. Ces gens là, installés en Angleterre, pratiquent un metal progressif tout à fait intéressant. L’influence numéro 1 de To-Mera est sans aucun doute Symphony X, preuve en est ce jeu de guitare très athlétique à la Michael Romeo et certains arrangements au clavier typique du groupe ricain. D’ailleurs, le morceau « Blood » n’aurait pas dépareillé dans le répertoire des Américains. Mais voilà, ce serait vite aller en besogne que réduire le groupe de Julie à une vulgaire copie de Symphony X avec chanteuse.

Le but de départ de To-Mera était de mêler son metal à des influences ethniques d’Europe de l’Est notamment. Mais pour plusieurs raisons, cela n’a jamais vraiment fonctionné, à part sur l’introductif « Traces », un morceau basé sur une vieille chanson folklorique hongroise. Cela étant, dès le troisième morceau (« Dreadful Angel »), To-Mera décoiffe l’auditeur avec un riff lourd et cinglant, genre Meshuggah accompagné de claviers à la Dream Theater et d’une voix féminine sensuelle. Et le morceau de partir dans tous les sens, jusqu’à perdre l’auditeur dans ses méandres. Pas de doute, c’est bien du metal progressif qui, comme je l’ai déjà dit, doit autant à Symphony X, Dream Theater que Meshuggah, mais aussi à des groupes tel que Sikth ou Dillinger Escape Plan. Bien sûr, les amateurs de metalcore technique, brutal et déstructuré peuvent allez voir ailleurs, la musique de To-Mera tape dans le registre metal progressif mélodique. Mais To-Mera a l’art d’intercaler des passages agressifs et corrosifs suivis d’autres plus atmosphériques.

Le panel d’influence de To-Mera est assez large. Influence jazzy notamment, grâce au claviériste Hugo Sheppard, talentueux musicien qui n’a pourtant aucun background metal. Il n’a été influencé par aucun autre claviériste du milieu metal, apportant ainsi une certaine fraîcheur dans ses parties instrumentales. Résultat, à l’image de l’exceptionnel Finn Zierler (Beyond Twilight), il offre à la musique de To-Mera tout une flanqué de sons et d’ambiances très diverses avec son clavier. Autre musicien talentueux dans les rangs de To-Mera, le versatile batteur Paul Westwood qui fait preuve de beaucoup de brio sur ce premier album.

To-Mera peut paraître difficile à suivre : des passages dignes de Dream Theater font place à des riffs death/thrash, des passages jazzy, des moments atmosphériques, d’autres symphoniques ou des polyrythmies à la Meshuggah. Le chant de la charmante Julie Kiss, assez lyrique, est agréable et de qualité, mais il ne convient pas toujours à une musique qui donne parfois dans le riff mammouth ; son chant étant un peu trop monocorde. Des chanteuses au registre plus varié, sachant s’adapter à des passages doux et d’autres plus agressifs, telles que Agnete M. Kirkevaag (Madder Mortem) ou encore Floor Jansen (After Forever), auraient mieux fait l’affaire. Peut-être que de rustres vocaux masculins en adéquation avec les lourdes guitares qui sévissent par instant n’auraient pas été de trop pour seconder la frêle Julie.

Si vous êtes allergiques aux musiques complexes bourrées de breaks inattendus, passez votre chemin. Surtout que la construction des morceaux pourra donner à certains l’impression que la musique a été écrite avec la technique du copier/coller par instant, rendant le tout indigeste. Mais Transcendental est tout de même intéressant et annonce sans doute des suites très prometteuses. Il serait avisé de suivre de près ce groupe.

  1. traces
  2. blood
  3. dreadful angel
  4. phantoms
  5. born of ashes
  6. parfum
  7. obscure oblivion
  8. realm of dreams
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3 Commentaires

  1. jonben jonben says:

    De ce que j’en ai écouté il me semble que la voix gache un peu tout, ce genre de voix féminine aux mélodies banales qui semblent être les mêmes sur tous les morceaux…

  2. Lébo says:

    On lui pardonne tout à la chanteuse!!!! :)

  3. Neurotool says:

    Je confirme pour l’avoir vu sur scène du temps de Without face, on lui pardonne tout!

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