To-mera – Transcendental

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Style: metal progressifAnnee de sortie: 2007Label: Candlelight


C’est une impression étrange. Un sentiment semblable mais légèrement différent. Plus…. corsé peut être.
Il est 10 heures, je me réveille, tout doucement.
Je ne sais pas ce que j’ai avec les femmes en ce moment, mais elles semblent occuper pas mal de place dans mon… ipod.
Après mon coup de foudre pour Ana Belen (popup) et mon coup de geule pour ce que nous a pondu Joss Stone (popup) récemment, je continuais ma croisade vers les contrées féminines, trempant mes oreilles dans un océan de douceur. De douceur il est question dans ce Transcendental, premier album d’un groupe qui se fera entendre dans le futur. De gré ou de force. C’est Lee Barrett, (ex)-membre de chaispluqui (Extreme Noise Terror et Disgust) qui est aussi ex patron de chais plus quel gros label metal (Elitist, R.I.P.) et puis bon ben du coup que ce soit de la merde ou pas, ça va marcher.

Le groupe mise sur Julie Kiss et sa poitri… euh, sa voix de rêve. Enfin, on va pas se laisser emporter, c’est pas Celine Dion non plus hein. Impossible de passer outre le fait que le groupe fait véritablement tourner tout son « marketing » autour de sa chanteuse. Il est même fort probable que vous ayez ajouté le groupe sur MySpace après avoir vu la jolie jolie photo de la jolie jolie demoiselle au joli joli sourire. C’est comme ça que bon nombre de personnes ont découvert ce groupe, mené par un guitariste non seulement talentueux, mais aussi très doué en marketing stratégique.

Bien que le nom et la description puissent en faire fuir certains: « female fronted progressive metal », To-Mera se distinguent du diablement monotone commun des groupes à nénés par une foule d’influences subtilement utilisées dans un premier album, avouons-le, très réussi.

Pour être tout à fait honnête, je n’ai prêté mon attention au groupe que lorsque j’ai vu le guitariste porter un t-shirt Sikth et le bassiste arborer deux magnifiques t-shirts Cynic. Quand je vois des trucs comme ça, ça me fait tilter. Et je suis en plus très heureux de retrouver ces influences dans la musique du groupe. Mis à part une introduction quasi-inutile où la voix de Julie se fait légèrement bancale et bien trop aidée par les miracles de la technologie moderne, le reste de l’album mérite un grand bravo pour ses instrumentations où technique et efficacité se marient à merveille dans un son puissant et clair. De Dream Theater à Spastic Ink, de Sikth à Symphony X, To-Mera font des clins d’oeil mais ne passent jamais le cap du plagiat. Leur musique se fait ainsi puissante et agréablement dosée entre riffs prog à casser les murs, des nappes de piano fichtrement bien trouvées et des successions huilées à la perfection. C’est d’ailleurs cet aspect qui rend l’ensemble étrangement synthétique, comme porté par un calibrage prônant le melting-pot et l’amas d’influences dans l’unique but d’accrocher et de plaire à un maximum de personnes.

Autrement, on apprécie un jeu de guitare massif et net, sans trop de fioritures, bien placé et souvent limpide, une basse discrète mais jamais inexistante, un piano qui a sûrement dû bouffer du Debussy, Bach et Chopin étant enfant et une batterie qui me fait immanquablement penser au travail de Jason Rullo dans Symphony X : précis, brut, carré, pas de bêtises, pas de risques. Une prise de risque qui aurait probablement été bienvenue, car bien que l’instrumentation soit taillée pour la réussite, la rythmique « souffre » d’une facilité paradoxale par rapport au niveau d’exécution musicale. Sans jamais tendre vers le complexe, la musique de To-Mera accroche l’oreille et répond aux attentes d’un tel produit. C’est comme ça qu’on comprend pourquoi To-Mera vendra 20000 et Spastic Ink 2000 tout au plus.

J’ai ressorti ma chemise blanche. Ma tache est toujours là. Je n’arrête pas d’y penser. Elle est indélébile.

Cette chronique fait partie d’une série de 10 chroniques, c’est la huitième, la première est ici, la suivante ici.

  1. traces
  2. blood
  3. dreadful angel
  4. phantoms
  5. born of ashes
  6. parfum
  7. obscure oblivion
  8. realm of dreams

Chroniqueur

OY C

"Sticking feathers up your butt does not make you a chicken." -- C.P.

OYC a écrit 42 articles sur Eklektik.

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