Däm – The Difference Engine

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Avec tout le tapage médiatique dont bénéficie Gojira, il aurait été normal que le public se tourne vers d’autres groupes proposant une réinvention ou une rénovation du death metal. Les apparitions auréolées de gloire de She Said Destroy dans les pages des magazines sont des pas dans cette direction mais, pour l’heure, le nom de Däm est apparu nulle part. Pourtant, situé dans un pays dont les journalistes ont à coeur de défendre leurs groupes en les auto proclamant « meilleur groupe du monde depuis la semaine dernière », les anglais de Däm ont déjà écrit un disque, sorti sur Candlelight, qui n’a bénéficié de pratiquement aucun engouement.

La faute en revient peut être un peu à une couverture peu avenante mais, c’est tout de même de death metal dont on parle. Des gens achètent les disques de Cannibal Corpse ! Il y a donc forcément autre chose qui handicape ce groupe. Peut-être alors faut-il blamer l’absence d’angle d’attaque médiatique. Däm n’est, après tout, qu’un groupe capable d’associer les riffs de Morbid Angel et d’Immolation dans une atmosphère morbide chère aux premiers disques du genre, soutenu par un batteur inventif et n’a pas besoin d’effet pour démontrer sa maitrise sur lequel se superpose des riffs mélodiques, originaux et sombres agrémenté d’une voix mi crié / mi growlé que ne renierait pas Joe Duplantier de Gojira. Excusez du peu.

Finalement, peut être que le public est trop occupé par Gojira pour s’occuper d’un groupe anglais aux influences communes mais, aux riffs et à l’ambiance beaucoup plus proches des classiques du genre. C’est pourtant pour cette raison que j’aime beaucoup plus Däm que Gojira. Là où les français s’éloignent des racines du genre, Däm puise dans les classiques et les rajeunit avec un jeu beaucoup plus mature et ouvert que celui de ses ainés. Là où le groupe expérimentait à taton sur Purity [the darwinian paradox], il déborde de confiance sur The difference engine et compose une série de morceaux solides et variés.

Peut-être trop death metal pour les fans de Gojira et pas assez pour les puristes? C’est pourtant cette fusion entre les classiques du genre et une certaine touche progressive qui rend la musique de ces anglais si unique. A la minute où l’on imagine être arrivé au bout de ce disque, de nouvelles surprises font décoller les chansons et accrochent l’attention. Dãm a toutes les qualités d’un groupe à ne pas manquer, il lui faut maintenant une étincelle pour les faire décoller dans les mêmes stratosphères que leurs pairs, parmi tous ces groupes sur lequel le death metal peut compter pour ne pas s’éteindre et continuer de vivre et de grandir.

  1. the difference engine
  2. eyeballing
  3. outside
  4. mirror mace ritual
  5. made of beasts
  6. gangrene purulence impact
  7. a wound that never heals
  8. new quest
  9. this has nothing to do with apathy

A PROPOS DE hororo

hororo Hororo est chroniqueur depuis 2004 sur Eklektik, bibliothécaire de profession, passionné de musique (metal, jazz, hip hop, electro …) et de comics. Alcoolique de concert et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie. Contactez-le pour lui dire tout ce que vous voulez à son adresse personnelle xhororox [AT] gmail [DOT] com et/ou suivez-le sur Twitter.

hororo a écrit 395 articles sur Eklektik.

2 commentaires

  1. Mouais, ça manque un peu de cohérence tout ça, mais il y a quand même de bons riffs (typés bien DEATH par moment) et des passages accrocheurs.
    Par contre le chant est assez catasthrophique, je trouve que ça colle pas du tout donc ça dessert la musique.
    Dommage.

  2. Plus j’écoute le myspace et plus ce truc m’a l’air cool. A suivre…

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    Djent, késaco?
    Merci d'avoir mis des mots sur ce que je ressentais en écoutant Meshuggah et de m'avoir fait découvrir ces quelques groupes....! ;)
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    Plutôt original et frais. Merci pour la découverte ! (surtout que cela n'a pas semblé facile)
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    Merci pour la découverte !
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    Prodigy – The Day is My Enemy
    C'est marrant c'est justement Rok-Weiler qui m'a le plus branché sur l'album (je m'imagine qu'en live ça doit envoyer du lourd) tandis que le reste s'écoute sans réel déplaisir mais ne présente rien d'innovant ni de mémorable.