Ghorot – Loss Of Light

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Style: sludge/doom/black metalAnnee de sortie: 2021Label: Inverse Records/Transylvanian Records

Moins en vue ces derniers temps, la scène de Boise, Idaho (avec comme fer de lance Bone Dance devenu Throes il y a quelques années), continue pourtant à livrer des groupes de barbus spécialisés dans le béton armé. Nos trois gaillards du jour se nomment Ghorot et ne s’en tiennent pas qu’au poids. Ils y ajoutent en effet un peu gel hivernal puisque les atmosphères distillées sur les cinq titres de ce Loss Of Light (titre qui va de soi) s’imprègnent de ce pouvoir glaciaire allant autant du côté du black metal que du côté du post metal.

Si les champs paraissent ainsi très ouverts, il n’empêche que ce premier album sonne très cohérent. Dégageant un sentiment de pesanteur qu’il nuance grâce à des riffs groovy, Ghorot change de visage quand ça lui chante, accélérant soudain dans des phases black metal déchaînées (« Harbinger »), partant dans du sludge atmosphérique envoûtant (« Charioteer Of Fire ») ou faisant fusionner ces deux facettes dans un amalgame poisseux (« Woven Furnace »).

« Dead Gods » continue dans cette alliance infernale de voix possédées (les trois membres du groupe passent d’ailleurs à tour de rôle derrière le micro, entre cris acérés et growls profonds) et de rythmiques grassouillettes desquelles s’élèvent des mélodies de guitare très prenantes. Enfin « In Endless Grief » met un GROS point final à cet album en un peu plus de douze minutes rampantes puis tragiques se succédant sous les quintaux déversés par les amplis.

On obtient donc avec ce Loss Of Light un cocktail bien gras de sludge, doom et black metal, allant parfois dans des recoins plus psychédéliques, glissant quelques touches façon Thou quand il ne décide pas de se réapproprier du riff plus « classique » avec réussite. Un album aussi gras qu’acide démontrant que Boise est toujours à la pointe du déblaiement sonore.

  1. Harbinger
  2. Charioteer Of Fire
  3. Woven Furnace
  4. Dead Gods
  5. In Endless Grief

beunz
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