Vein – Errorzone

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Style: Hardcore (Néo) MetalAnnee de sortie: 2018Label: Closed Casket Activities

Gros disque sur lequel j’étais passé vraiment trop vite au moment de sa sortie (fin juin 2018)… Etant donné qu’il tourne en boucle depuis plusieurs jours, et qu’il va forcément s’introduire sans difficulté dans un top annuel pourtant loin d’être chiche, une chronique en bonne et due forme s’imposait… Rattrapage donc.

Les américains de Vein, à l’image de cette pochette qui… pique les yeux, tabassent méchamment pendant les même pas 30 minutes que dure l’album (27 précisément).

On n’est pas là pour rigoler dans le Massachusetts.

Ce qui est intéressant dans la musique de ce jeune groupe formé en 2013, c’est la somme des influences qui viennent nourrir le metal hardcore qui lui sert de terreau à l’image de ces quelques nouveaux groupes du genre qui s’inscrivent dans le sillage d’un Code Orange étendard de cette quasi New Wave of Hardcore. On sent qu’en dehors du hardcore les petits gars ont été biberonnés au néo-métal ou au rock alternatif des 90’s sans qu’on puisse jamais directement associer leur musique à ces courants. L’influence est digérée et jamais encombrante même si elle reste perceptible et ce dès l’entame de « Virus://Vibrance » à l’écoute de laquelle un nom saute rapidement aux oreilles : Slipknot (le Slipknot du premier album en particulier) avec ces passages drum’n’bass qu’on retrouve d’ailleurs à d’autres endroits de l’album et du fait du recours à des sonorités froides proches de l’indus comme pouvait le faire les 9 masqués de Des Moines sur leur premier album (voir « Rebirth Control » qui expédie la sauce en 1m07).

Un peu plus loin un morceau comme « Doomtech » pourtant très nettement metal/hardcore laisse ressortir les influences 90’s qu’on évoquait (comme ce chant clair à 3m05) et le côté « + que du hardcore » qu’on retrouve globalement chez Vein. Les harmoniques sifflantes de « End Eternal » ont aussi ce petit côté clin d’œil à un son plutôt typé fin 90 début 2000, comme on pouvait l’entendre chez Machine Head. Toutes ces références ont certainement joué dans le fait qu’un ex fan de la scène néo comme moi ait finalement pu se sentir rapidement à l’aise à l’écoute de cet album. Pourtant Vein reste indubitablement un groupe de hardcore, ce qui se confirme d’abord par la durée des morceaux de la première moitié de l’album (aucun des 6 premiers morceaux n’excédant  les 2m30) ou par la voix du hurleur en chef qui passe 95% de son temps à hurler usant d’un timbre bien caractéristique du genre. Il est d’ailleurs parfois secondé par le (ou l’un) guitariste qui vient balancer des backings plus gutturaux et death histoire de renforcer l’effet « boeuf » de l’affaire et enfoncer le clou (dans l’oeil!).

Pied au plancher sur la première moitié du disque, plus contrôlé et plus mesuré sur la 2ème avec « Doomtech » en guise de césure et la triplette « End Eternal » / « Errorzone » / « Quitting Infinity » qui viennent (comme Code Orange), encore plus casser les codes (les plans mélodiques d' »Errorzone » ou atmosphérico/inquiétants de « Quitting Infinity » étant assez audacieux au regard de la violence radicale du reste de ces titres) et proposer une fin dantesque, l’album se digère comme un bon parpaing dans la poire et s’impose mine de rien à la fois par son efficacité et le côté « malin » des influences évoquées et assimilées. Gros coup de boule cœur avec les guirlandes et le sapin!

Tracklist :
1. « Virus://Vibrance » 2:24
2. « Old Data in a Dead Machine » 2:04
3. « Rebirth Protocol » 1:06
4. « Broken Glass Complexion » 2:26
5. « Anesthesia » 1:07
6. « Demise Automation » 1:48
7. « Doomtech » 4:46
8. Untitled 0:59
9. « End Eternal » 3:13
10. « Errorzone » 4:15
11. « Quitting Infinity » 3:19

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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Commentaire

  1. cava76 says:

    Excellent , le son fait vraiment penser à The burning red

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