Upon A Burning Body – The World Is My Enemy Now

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Style: neo deathcoreAnnee de sortie: 2014Label: Sumerian Records

Dans le genre promo minable, Upon A Burning Body est passé à un niveau supérieur à tout le reste pour annoncer leur nouvel album. Leur chanteur Danny Leal a en effet pour l’occasion simulé son propre enlèvement, tweets qui font « frémir » à l’appui (« olala, j’ai entendu un bruit dans ma maison, j’ai l’impression d’être dans un film d’horreur »). L’annonce de sa disparition via facebook a ajouté un surplus de psychose chez les fans du groupe les plus crédules, dont certains ont même contacté la police. Le lendemain de ces posts, le boss de Sumerian Records a coupé court à cette honteuse mascarade en révélant que cette supercherie a été faite sans son consentement et qu’il ne la cautionnait pas. Un coup de pub qui a donc permis aux médias musicaux ricains de parler de ce groupe de deathcore de seconde zone, annonçant pour le coup son nouvel album au titre de circonstances: The World Is My Enemy Now. (Si certain(e)s sont intéressé(e)s par tout les détails de cette histoire abracadabrantesque, direction Metalsucks).

Après avoir pris connaissance de cette histoire, difficile de prendre ce nouvel album comme n’importe quel autre tant c’est n’importe quoi. Puis bon, comme toujours ne jugeons pas un groupe sur le comportement d’un de ses membres (sinon on écouterait plus rien !), passons à la musique.

Red Razor Wrists débute et sans apriori aucun, ça sent déjà mauvais: riffs mécaniques trop calibrés, effets electro/modernes dans le décor, refrain horrible… Upon A Burning Body pratique un deathcore basique et lourdingue qui va prendre une autre dimension dès Scars, c’est simple on croirait entendre du Slipknot première période, les riffs deathcore reviennent ensuite avant de donner dans le refrain à voix claire forcée carrément hors propos.

Si ces deux premiers titres donnent envie d’abandonner tout effort pour ce skeud, la suite va s’avérer un (tout petit) peu plus intéressante, notamment Bring The Rain qui, sans être Byzance, ramène un peu de groove qui manquait cruellement jusqu’alors. The New Breed tente, lui, de verser dans le southern à grands renforts de chorus de guitares. Une fois encore, sans être inoubliable, ça se suit sans problème. Idem pour Judgement, en dépit de son refrain téléphoné, symptomatique de cette scène. De rares (et bien trop légers) points positifs qui retombent quand même comme un soufflé tant cet album est plombé par ses lyrics souvent ridicules (et qui prennent une nouvelle dimension après leur coup de pub foireux): « I’m not sorry for the way I am » ou « Freedom, Baby, means never having to say you’re sorry » qui sentent bon la remise en question…

On passera finalement sur Blood, Sweat and Tears durant lequel Matt Heafy de Trivium vient transformer ça en morceau quelconque de Trivium puis sur la conclusion super rebelle Middle Finger To The World qui revient mélanger influence Slipknot avec riffs deathcore basiques avant de nous achever par un affreux refrain chanté.

Bref, comme l’a fait sa promo, The World Is My Enemy Now ne tient pas la route bien longtemps. Musicalement au ras des pâquerettes (comme au niveau des lyrics), Upon A Burning Body mixe donc désormais deathcore et neo brutal pour tenter de renouveler le style, le tout très mal agencé pour encore plus décourager l’auditeur (s’il est encore là après avoir été pris pour un con). A voir désormais si le groupe continue à travailler avec Sumerian et avec son blagueur de chanteur…

  1. Red Razor Wrists
  2. Scars
  3. Fountain Of Wishes
  4. Bring The Rain
  5. Pledge Your Allegiance
  6. The New Breed
  7. A Toda Madrè o un Desmadrè
  8. Judgement
  9. The World Is My Enemy Now
  10. Blood, Sweat and Tears
  11. I’ve Earned My Time
  12. Middle Finger To The World

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