Blame Kandinsky – Eclectic Ruiner

Blame Kandinsky – Eclectic Ruiner

beunz
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Auteur
20 décembre 2022
il y a 3 ans
3,791 vues
Année de sortie
2022
Note

Déjà cinq longues années que Blame Kandinsky n’avait pas fait parler de lui. Le quartet grec nous avait enchanté à l’époque avec son Spotting Elegance In Chaos, modèle de mathcore moderne aux nerfs toujours à vif et aux influences diverses. Une diversité qui semble être le crédo du groupe sur cet Eclectic Ruiner (au nom […]

Blame Kandinsky – Eclectic Ruiner

Déjà cinq longues années que Blame Kandinsky n’avait pas fait parler de lui. Le quartet grec nous avait enchanté à l’époque avec son Spotting Elegance In Chaos, modèle de mathcore moderne aux nerfs toujours à vif et aux influences diverses. Une diversité qui semble être le crédo du groupe sur cet Eclectic Ruiner (au nom ma foi plutôt plaisant même si avec des « k », ça aurait été franchement mieux !), second opus qui propose – comme son nom l’indique à nouveau – des ouvertures à son énergie chaotique.

Et du chaos, il y en a encore à foison chez Blame Kandinsky, sortant notamment de la guitare de Marios Samaris, offrant une multitude de plans techniques souvent barrés, sauf qu’ils sont ici davantage constellés de ralentissements et de mélodies plus facilement assimilables. Et si les comparaisons (autoproclamées) avec Botch et The Dillinger Escape Plan sont toujours d’actualité, celles-ci sont désormais accompagnées d’ouvertures plus émotionnelles (avec des plans qui rappelleront Birds In Row comme sur « Gertrude ») et de nombreux passages au groove ravageur dans l’esprit des regrettés Every Time I Die, le chanteur Stratos Isaakidis ouvrant lui aussi son spectre toujours avec frénésie mais aussi plus d’émotions à vif.

La réjouissante furie du premier album est intacte mais s’accompagne donc de mélodies qui rendent l’ensemble encore plus digeste que ce dernier. De nombreux passages catchy (la doublette « Complicit »/ »Ruined ») en chutes de tension plus pesantes (« Piquerism ») ou surprenants à base de breaks émotionnels sortis de nulle part (« Lisp » ou « Chasten » qui proposent tous deux d’étonnants ralentissements aux harmonies osées), avec une progression épique en guise de conclusion (« Ego. »), Eclectic Ruiner poursuit le carnage entamé cinq ans plus tôt, délaissant un peu la migraine math au profit d’une intensité mélodique héritée de The Chariot. Une grosse mandale pleine de nerfs et de fraicheur qui confirme tout le bien que l’on pensait déjà de Blame Kandinsky, à (re)découvrir en live très prochainement !

  1. Vague
  2. Complicit
  3. Ruined
  4. Discomfort
  5. Empty.
  6. Piquerism
  7. Gertrude
  8. Lisp
  9. Delusional
  10. Chasten
  11. Ego.

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

mathcore

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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